l’épure et les arrache, le plant et la semence parviennent alors à leur perfection ; la végétation se redresse, achève sa croissance, et la récolte devient plus abondante, plus savoureuse et plus pure. S’il les délaisse, les herbes folles ne tardent pas à submerger le parterre et la culture, à s’imposer ou, à tout le moins, à affaiblir la racine et à rendre le fruit vil et insuffisant, selon qu’elles prolifèrent ou qu’elles se raréfient.
Celui qui n’a pas l’intelligence spirituelle ni la connaissance requise en cette matière manque un gain considérable sans même s’en rendre compte.
Ainsi, le croyant s’emploie continuellement à deux tâches : arroser cet arbre et nettoyer ce qui l’entoure. Par l’arrosage il le maintient et le fait durer ; par l’épuration de son environnement il le parfait et l’achève. Allah est le seul à qui l’on demande assistance, et c’est en Lui que l’on place sa confiance.
Ce que nous venons d’exposer n’est qu’une part des secrets et des leçons que renferme cette noble et grandiose parabole ; à vrai dire, ce n’est qu’une goutte dans l’océan, eu égard à nos esprits limités, à nos cœurs faillibles, à nos sciences réduites et à nos œuvres qui appellent au repentir et à la demande de pardon. Si toutefois nos cœurs étaient purifiés, nos esprits limpides, nos âmes affinées, nos actions sincères et nos aspirations entièrement tournées vers la réception venue d’Allah et de Son Messager, nous verrions dans la parole d’Allah des significations, des secrets et des sagesses devant lesquels toutes les sciences s’évanouiraient et les connaissances humaines disparaîtraient.
C’est ainsi que l’on mesure la valeur du savoir des Compagnons et de leur compréhension ; l’écart entre leur science et celle de ceux qui vinrent après eux est proportionnel à la différence de mérite qui les sépare. Allah sait parfaitement où placer Sa grâce et Il accorde Sa miséricorde à qui Il veut.
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Puis, le Très-Haut évoque l’exemple de la mauvaise parole : Il la compare à l’arbre mauvais, déraciné à la surface de la terre, dépourvu de toute assise ; pas de racine solide, pas de branche élevée, pas de fruit sain. Nul fondement, nulle récolte, nul tronc dressé, nulle racine fermement ancrée. Ni sa base n’est irriguée, ni son sommet attrayant ; elle ne porte aucun fruit, ne s’élève point, mais, au contraire, est arrachée.