, la connaissance et la certitude ; son tronc est la sincérité ; ses branches, les œuvres ; et son fruit : tout ce que les bonnes actions produisent comme effets louables, qualités dignes d’éloge, caractères purifiés, noble tenue, juste guidée et comportement agréé. À ces indices on reconnaît que cet arbre a été planté dans le cœur et qu’il y est fermement établi.
Lorsqu’une science saine correspond à la réalité pour laquelle Allah a révélé Son Livre, que la croyance s’accorde avec ce qu’Il a annoncé de Lui-même et ce que Ses messagers ont rapporté de Lui, que la sincérité habite le cœur, que les actes se conforment à l’ordre divin et que la conduite, le maintien et le comportement reflètent ces fondements et leur sont conformes, on sait que l’arbre de la foi, dans le cœur, a sa racine solidement ancrée et sa ramure qui atteint le ciel.
À l’inverse, on sait que ce qui se tient alors dans le cœur n’est autre que l’arbre mauvais, arraché de la surface de la terre, dépourvu de toute stabilité.
Autre enseignement : l’arbre ne reste vivant que s’il reçoit la substance qui l’abreuve et le fait croître ; qu’on le prive d’irrigation, et il est près de se dessécher. Ainsi en va-t-il de l’arbre de l’islam dans le cœur : si son propriétaire ne l’entretient pas constamment en l’arrosant d’un savoir utile et d’actions vertueuses, en faisant alterner rappel et méditation, et méditation et rappel, il est sur le point de se dessécher.
Dans le Musnad de l’imâm Aḥmad, selon Abû Hurayra, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La foi s’use dans le cœur comme le tissu s’use ; renouvelez donc votre foi. »
En somme, si le plant n’est pas entretenu par celui qui l’a mis en terre, il est près de périr.
C’est ainsi que l’on mesure combien les serviteurs ont besoin, à chaque moment, des actes d’adoration qu’Allah a prescrits ; et l’on voit la grandeur de Sa miséricorde, la perfection de Sa faveur et la bienfaisance dont Il gratifie Ses serviteurs : Il a institué ces actes et en a fait la substance qui abreuve le plant de tawḥîd (l’unicité) qu’Il a fait pousser dans leurs cœurs.
Autre observation : Allah, exalté soit-Il, a voulu que tout plant ou culture profitable soit immanquablement mêlé d’herbes folles et d’espèces étrangères qui ne sont pas de sa nature ; si son maître le surveille, l’épure et les arrache