s’élève jusqu’au ciel : c’est la crainte d’Allah. »
Selon cette explication, la comparaison est donc la plus correcte, la plus évidente et la plus belle. En effet, le Très-Haut a assimilé l’arbre du tawḥîd (l’unicité) logé dans le cœur à l’arbre excellent, solidement enraciné, dont la ramure s’élève haut dans le ciel et qui ne cesse de donner son fruit à tout moment.
Si tu médites cette parabole, tu verras qu’elle correspond exactement à l’arbre du tawḥîd, fermement implanté dans le cœur, dont les branches — les œuvres vertueuses — montent vers le ciel. Cet arbre produit sans cesse des actes agréés, proportionnellement à sa stabilité dans le cœur, à l’amour que le cœur lui porte, à la sincérité qui l’anime, à la connaissance de sa réalité, à l’accomplissement de ses droits et aux soins constants qu’on lui accorde.
Ainsi, lorsque cette parole s’enracine dans le cœur avec toute sa vérité, que le cœur s’en imprègne et se colore de la « coloration d’Allah » — et nulle coloration n’est meilleure —, lorsque le fidèle connaît la réalité de la divinité qu’il affirme pour Allah, que sa langue l’atteste, que ses membres la confirment, qu’il nie cette réalité et tout ce qu’elle implique pour tout autre qu’Allah, que son cœur s’accorde avec sa langue dans cette négation et cette affirmation, et que ses membres se soumettent à Celui dont il proclame l’unicité, obéissants, empruntant humblement les sentiers de leur Seigneur sans s’en écarter ni chercher d’autre voie, tout comme le cœur ne recherche aucun autre objet d’adoration que le Vrai — alors il ne fait aucun doute que cette parole, jaillie d’un tel cœur et portée par une telle langue, ne cesse de porter pour fruit l’action vertueuse qui s’élève vers Allah à chaque instant. C’est cette parole pure qui élève cette œuvre agréée jusqu’au Seigneur, exalté soit-Il.
Cette parole pure engendre, à tout instant, une abondance de fruits bons et bénis, accompagnés d’une action vertueuse ; et c’est l’action vertueuse qui fait monter la parole pure, comme le Très-Haut dit (35 : 10) : « Vers Lui monte la bonne parole, et l’œuvre vertueuse la fait s’élever. » Il nous informe ainsi que l’action vertueuse élève la parole pure, et que la parole pure fait éclore pour celui qui la prononce une action vertueuse à chaque instant.
En somme, lorsque le croyant atteste la parole de l’unicité en connaissant son sens et sa réalité, dans sa négation comme dans son affirmation, qu’il se conforme à ses exigences, et que son cœur, sa langue et ses membres assument pleinement ce témoignage, c’est cette parole pure qui élève l’action de ce témoin : sa racine est solidement fixée dans son cœur, ses branches sont reliées au ciel, et elle produit son fruit en permanence.