et « correcte » qu’elle provienne de ce qu’Allah a institué par la bouche de Son Messager.
Les trois autres catégories, elles, sont rejetées : tout ce qui s’écarte de ces deux conditions est nul.
Il y a dans l’assimilation de ces œuvres à la cendre un secret remarquable : les actes des mécréants ressemblent en effet à la cendre, car le feu consume et anéantit l’essence de l’une comme de l’autre. Ainsi, les œuvres accomplies pour un autre qu’Allah et contrairement à Sa volonté deviennent la proie du Feu, et c’est par elles que le Feu sera attisé contre leurs auteurs.
Allah, exalté soit-Il, fera naître de leurs actes vains un feu et un châtiment, tandis qu’Il fera surgir, des œuvres conformes à Son ordre et à Sa défense, accomplies exclusivement pour Sa Face, une félicité et une quiétude pour leurs auteurs. Le feu a donc exercé son effet sur les actes des premiers jusqu’à les réduire en cendre ; eux-mêmes, leurs œuvres et ce qu’ils adorent en dehors d’Allah seront le combustible du Feu.
[Surate Ibrâhîm 14 : 24-25]
« Ne vois-tu pas comment Allah propose l’exemple d’une bonne parole pareille à un bon arbre : sa racine est solidement ancrée et sa ramure s’élève jusqu’au ciel ? (24) Il donne son fruit à chaque instant, par la permission de son Seigneur. Allah propose des paraboles aux hommes afin qu’ils se rappellent. » (25)
Allah – glorifié soit-Il – a ainsi comparé la parole pure à l’arbre excellent : de même que la parole pure fait éclore l’action vertueuse, l’arbre excellent produit un fruit utile. Cela apparaît clairement d’après la majorité des exégètes, qui affirment que la « parole pure » n’est autre que l’attestation « Il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah ». En effet, elle fait germer toutes les œuvres agréées, extérieures comme intérieures ; toute action vertueuse qu’Allah agrée n’est que le fruit de cette parole.
Dans le tafsîr rapporté par ʿAlî ibn Abî Ṭalḥa d’après Ibn ʿAbbâs, on lit : « La bonne parole, c’est la profession de foi “Il n’y a d’autre divinité qu’Allah”. L’arbre excellent représente le croyant ; sa racine ferme est cette profession de foi dans le cœur du croyant, et sa ramure s’élève vers le ciel, c’est-à-dire que l’œuvre du croyant monte ainsi vers le ciel. »
Al-Rabîʿ ibn Anas a dit : « La bonne parole illustre la foi ; la foi est cet arbre excellent, dont la racine inébranlable est la sincérité, et sa ramure… »