Sourate Yûsuf
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
[Sourate Yûsuf (12) : 30]
« Des femmes de la ville dirent : “L’épouse de l’‛Azîz cherche à séduire son jeune serviteur ; l’amour a gagné tout son cœur. Nous la voyons certes dans un égarement manifeste.” »
Ces propos recèlent plusieurs formes de perfidie.
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Elles disent : « L’épouse de l’‛Azîz cherche à séduire son jeune serviteur », sans la nommer, mais en la désignant par la qualité même qui dévoile la laideur de son acte : elle est une femme mariée. Or la turpitude commise par une femme qui a un époux est plus odieuse que si elle n’en avait pas.
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Son mari est l’‛Azîz d’Égypte, son dirigeant et son notable ; l’adultère, venant d’une telle personne, en est d’autant plus abject.
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Celui qu’elle tente de séduire est un esclave et non un homme libre, ce qui aggrave encore la laideur de l’acte.
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Il s’agit de son propre serviteur, qui vit dans sa maison et sous sa protection, de sorte qu’il est comme un membre de la famille ; cela diffère entièrement du cas où l’on convoiterait un étranger éloigné.
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Enfin, c’est elle qui prend l’initiative de la séduction et en est la demandeuse.