Sa religion, Son unicité et la foi en Ses messagers ; et Allah – exalté soit-Il – est Sage : Il accorde Ses dons à qui les mérite.
Ce verset est analogue à Sa parole (6 : 53) : « Ainsi éprouvons-Nous les uns par les autres, afin qu’ils disent : “Sont-ce là ceux qu’Allah a comblés de faveurs parmi nous ?” Allah ne connaît-Il pas mieux ceux qui savent se montrer reconnaissants ? »
Ils refusaient en effet d’admettre qu’Allah – exalté soit-Il – les eût préparés pour la guidée et la vérité, alors qu’Il en avait privés les chefs des mécréants, les puissants et les riches. C’est comme s’ils déduisaient le don de l’au-delà du don de la vie d’ici-bas. Allah leur répondit qu’Il sait mieux à qui Il accorde cette qualification, en raison d’un secret qu’Il détient : la conscience de la valeur du bienfait, le regard qui voit en lui la simple faveur du Bienfaiteur, l’amour pour Lui et la reconnaissance qui Lui est due. Or tout le monde ne possède pas ce secret ; aussi n’accorde-t-Il pas ce don à n’importe qui.
[Sourate Hûd (11) : 56]
« Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre ; il n’est pas de créature dont Il ne tienne le toupet. Mon Seigneur est certes sur une voie droite. » (56)
Ce verset affirme l’universalité de Sa puissance : toutes les créatures sont soumises à Son commandement et Il tient leur toupet. Nul ne peut donc se soustraire à l’efficacité de Sa volonté et de Sa puissance sur lui. Il poursuit en précisant Sa manière d’agir à leur égard : c’est par justice et non par injustice, par bienfaisance et non par mal, par réforme et non par corruption. Il ordonne et interdit pour leur bien, par protection et sauvegarde, sans avoir besoin d’eux et sans leur marchander Ses largesses ; c’est par pure générosité, noblesse, bonté et douceur. Il récompense par grâce, faveur et miséricorde, non par échange équivalent, ni parce qu’un droit Lui serait dû. Il châtie par justice et sagesse, sans esprit de vengeance, sans crainte ni oppression, contrairement aux rois et à d’autres que lui ; car Il est sur la voie droite, la voie de la justice et de la bienfaisance, tant dans Ses commandements et Ses interdictions que dans Sa rétribution et Son châtiment.
Médite donc les expressions de ce verset : il réunit l’étendue de la puissance, la perfection de la royauté, l’achèvement de la sagesse, de la justice et de la bienveillance, en même temps qu’il réfute les deux groupes opposés. Il fait partie des trésors du Coran ; il suffit et apaise quiconque se voit ouvrir la porte de sa compréhension.
Le fait qu’Il, exalté soit-Il, soit sur une voie droite exclut qu’Il lèse Ses serviteurs ou qu’Il leur impose ce que