Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

étendu dans la partie supérieure, et non dans la sphère céleste elle-même. Ce fait se vérifie par l’observation sensible ; nul besoin de se laisser distraire par d’autres conjectures. Dès lors que cet élément s’intégrait à l’argument qu’on leur opposait, l’emploi du singulier « ciel » s’imposait : en effet, ils ne reconnaissent pas les immenses subsistances qui descendent d’au-delà de cette limite pour nourrir les cœurs et les âmes. Or il faut impérativement la Révélation, qui seule procure la vie véritable, éternelle ; elle mérite davantage le nom de subsistance que la pluie, source d’une vie périssable et passagère. Tout ce qui émane des sphères supérieures — révélation, miséricorde, faveurs, ressources divines, effusions seigneuriales, et ce par quoi se maintient l’ordre du monde d’en haut comme d’en bas — constitue la plus haute forme de subsistance. Mais ces gens-là ne l’admettaient pas ; on les a donc interpellés par ce qui leur était le plus proche, de sorte qu’ils ne pouvaient le nier.

Quant au verset de Sabaʾ, il n’évoque pas l’aveu qu’ils feraient de ce qui descend des cieux. C’est pourquoi le Très-Haut ordonne à Son Messager de répondre lui-même, sans attribuer cette réponse aux polythéistes. Il dit : « Dis : “Qui donc vous accorde votre subsistance des cieux et de la terre ?” Dis : “Allah.” » Il ne dit pas : « Ils diront : “Allah.” » Le Très-Haut a donc commandé à Son Prophète ﷺ d’affirmer que c’est Allah, Lui seul, qui fait descendre Sa subsistance, sous toutes ses formes et dans tous ses bienfaits, depuis les sept cieux. Quant à la terre, le contexte ne requérait pas de la mentionner au pluriel dans l’une des deux propositions, car chacun, croyant ou mécréant, vertueux ou pervers, le reconnaît.

Sourate Yûnus (10), verset 58 :
« Dis : “C’est par la grâce d’Allah et par Sa miséricorde ; qu’ils s’en réjouissent donc ! Cela est bien meilleur que tout ce qu’ils amassent.” » [10 : 58]

Ibn ʿAbbâs, Qatâda, Mujâhid, al-Ḥasan et d’autres ont dit : « Sa miséricorde, c’est le Coran. » Ils ont donc considéré Sa miséricorde comme plus spécifique que Sa grâce : Sa grâce particulière touche l’ensemble des gens de l’islam, tandis que Sa miséricorde consiste à enseigner Son Livre à certains d’entre eux et non à d’autres. Il les a ainsi faits musulmans par Sa grâce et leur a révélé Son Livre par Sa miséricorde. Le Très-Haut a dit : « Tu n’espérais pas que le Livre te serait révélé ; cela n’est qu’une miséricorde venant de ton Seigneur. » (28 : 86) Abû Saʿîd al-Khudrî a déclaré : « La grâce d’Allah, c’est le Coran, et Sa miséricorde, c’est qu’Il nous ait comptés parmi les gens du Coran. »

Je dis : il entend par là qu’il y a ici deux éléments :

مبسوط في جهة العلو، لا في نفس الفلك. وهذا معلوم بالحس، فلا يلتفت إلى غيره. فلما انتظم هذا بذكر الاحتجاج عليهم لم يصلح فيه إلا إفراد السماء، لأنهم لا يقرون بما ينزل من فوق ذلك من الأرزاق العظيمة للقلوب والأرواح. فلا بد من الوحي الذي به الحياة الحقيقية الأبدية. وهو أولى باسم الرزق من المطر الذي به الحياة الفانية المنقضية. فما ينزل من فوق ذلك من الوحي والرحمة والألطاف والمواد الربانية، والتنزلات الإلهية، وما به قوام العالم العلوي والسفلي من أعظم أنواع الرزق. ولكن القوم لم يكونوا مقرين به، فخوطبوا بما هو أقرب الأشياء إليهم، بحيث لا يمكنهم إنكاره. أما الآية التي في سبأ: فلم تنتظم ذكر إقرارهم بما ينزل من السموات. ولهذا أمر رسوله بأن يتولى الجواب فيها، ولم يذكر عنهم أنهم المجيبون المقرون. فقال قُلْ: مَنْ يَرْزُقُكُمْ مِنَ السَّماواتِ وَالْأَرْضِ؟ قُلِ اللَّهُ ولم يقل: سيقولون الله. فأمر تعالى نبيه ﷺ أن يجيب بأن ذلك هو الله وحده الذي ينزل رزقه على اختلاف أنواعه ومنافعه من السموات السبع. وأما الأرض فلم يدع السياق إلى جمعها في واحدة من الاثنين إذ يقر به كل أحد مؤمن وكافر، وبر وفاجر. [سورة يونس (١٠) : آية ٥٨] قُلْ بِفَضْلِ اللَّهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ (٥٨) قال ابن عباس وقتادة ومجاهد والحسن وغيرهم: ورحمته القرآن، فجعلوا رحمته أخص من فضله. فإن فضله الخاص على أهل الإسلام، ورحمته بتعليم كتابه لبعضهم دون بعض. فجعلهم مسلمين بفضله، وأنزل إليهم كتابه برحمته. قال تعالى: ٢٨: ٨٦ وَما كُنْتَ تَرْجُوا أَنْ يُلْقى إِلَيْكَ الْكِتابُ إِلَّا رَحْمَةً مِنْ رَبِّكَ وقال أبو سعيد الخدري «فضل الله القرآن، ورحمته أن جعلنا من أهله» . قلت: يريد بذلك أن هاهنا أمرين:

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