Sourate Yûnus
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
[Sourate Yûnus (10) : 23]
« Puis, lorsqu’Il les sauve, les voilà qui sèment l’injustice sur terre sans droit. Ô gens ! Votre révolte ne retombera que sur vous-mêmes ; ce n’est là qu’un court avantage de la vie d’ici-bas. Ensuite, c’est vers Nous que vous retournerez et Nous vous informerons de ce que vous faisiez. » (23)
Le Très-Haut compare ici la vie d’ici-bas à un objet qui se pare aux yeux de celui qui la regarde : elle le séduit par son apparat, lui plaît, il s’y attache et la convoite, trompé par son éclat. Puis, quand il s’imagine la posséder et en disposer, elle lui est soudain ravie au moment où il en a le plus besoin, et un obstacle infranchissable se dresse entre elle et lui.
Ainsi l’a-t-Il assimilée à une terre sur laquelle tombe l’ondée : la verdure y pousse, son tapis devient agréable à voir, et le spectacle réjouit l’observateur, qui s’en laisse prendre et croit la tenir sous sa maîtrise. Mais l’ordre d’Allah survient ; un fléau frappe soudain sa végétation : elle disparaît comme si rien n’avait jamais existé. Son espérance s’en trouve déçue, et ses mains n’en retirent que le néant.
Tel est l’état de ce bas-monde ; tel est le sort de quiconque met sa confiance en lui : ils sont pareils.
Voilà l’une des comparaisons et des analogies les plus éloquentes.
[Sourate Yûnus (10) : 25]
« Allah appelle au séjour de la paix et guide qui Il veut vers un chemin droit. » (25)
Et puisque le bas-monde est exposé à ces fléaux, tandis que le Jardin de l’au-delà en est préservé, Il a dit :