par Son secours et par les croyants.
Ainsi, le verset distingue nettement entre la suffisance (ḥasb) et le soutien (ta’yīd) : la suffisance relève de Lui seul, tandis que le soutien procède de Son aide et de Ses serviteurs.
Allah — exalté soit-Il — a loué Ses adorateurs voués à l’unicité et à la confiance en Lui, parce qu’ils L’ont déclaré seul suffisant. Il dit : 3 : 173 « Ceux à qui les gens dirent : “Les hommes se sont ligués contre vous ; craignez-les !” — cela ne fit qu’accroître leur foi, et ils répondirent : “Allah nous suffit, et quel excellent Protecteur !” » Remarquez qu’ils n’ont pas dit : « Allah et Son Messager nous suffisent. »
Si telle fut leur parole et si le Seigneur — qu’Il soit glorifié — les a loués pour cela, comment pourrait-Il dire à Son Prophète : « Allah et tes compagnons te suffisent », alors que ces mêmes compagnons ont réservé la suffisance au seul Seigneur sans rien Lui associer ? Comment Allah partagerait-Il avec eux la suffisance concernant Son Messager ? C’est là une impossibilité manifeste, le plus vain des propos.
Un verset comparable se lit encore : 9 : 59 « S’ils s’étaient contentés de ce qu’Allah et Son Messager leur avaient octroyé et avaient dit : “Allah nous suffit ; certes, Allah nous gratifiera bientôt de Sa grâce, ainsi que Son Messager. C’est vers Allah que nous aspirons.” »
Observe comme l’octroi (al-iʾtâʾ) est attribué à Allah et à Son Messager — conformément à 59 : 7 « Ce que le Messager vous donne, prenez-le » — alors que la suffisance est réservée à Allah seul : il n’est pas dit : « Allah et Son Messager nous suffisent. » De même, l’aspiration est vouée à Lui seul : « C’est vers Allah que nous aspirons », sans mention de Son Messager, exactement comme en 94 : 7-8 « Lorsque tu as terminé, tiens-toi debout, et aspire exclusivement vers ton Seigneur. »
La recherche, la confiance, le retour repentant et la suffisance appartiennent donc à Allah seul, tout comme l’adoration, la piété, la prosternation, les vœux et les serments ne s’adressent qu’à Lui — qu’Il soit exalté.
Il en va de même pour Sa parole : 39 : 36 « Allah n’est-Il pas suffisant pour Son serviteur ? » Le ḥasb est Celui qui suffit. Or, le Très-Haut affirme qu’Il suffit, Lui seul, à Son serviteur ; comment y associerait-Il les compagnons ? Les preuves réfutant cette fausse interprétation sont trop nombreuses pour être rapportées ici.
Quant au découragement (at-tathbîṭ), le Très-Haut dit : 9 : 46 « S’ils avaient vraiment voulu partir, ils s’y seraient préparés ; mais Allah a répugné à leur départ, Il les a donc démobilisés, et il leur fut dit : “Restez avec ceux qui restent.” »