ne dépend d’aucun autre agent ; c’est un impératif qui émane d’un principe qui requiert, non d’une chose requise. Ainsi, tout ce qu’Allah veut advient nécessairement, et tout ce qu’Il ne veut pas est impossible.
« C’est Lui qui vous a créés d’un seul être, puis, de celui-ci, tira son épouse afin qu’il trouve auprès d’elle quiétude. Lorsqu’il s’unit à elle, elle conçut légèrement et passa quelque temps ainsi ; puis, lorsque la charge s’alourdit, tous deux invoquèrent Allah, leur Seigneur : “Si Tu nous accordes un enfant sain, nous serons assurément parmi les reconnaissants.” » (7 : 189)
Il fait donc de la sérénité la conséquence du fait qu’elle est issue de lui. Or, si la cause de l’amour résidait dans la seule beauté corporelle, on ne pourrait jamais trouver agréable une forme moins parfaite ; pourtant, nous voyons nombre de gens préférer ce qui est inférieur tout en connaissant la supériorité d’un autre objet, sans que leur cœur puisse s’en détacher. Si la cause tenait à l’accord des tempéraments, on n’aimerait pas celui qui ne nous seconde ni ne nous ressemble. Il est donc clair qu’il s’agit d’un trait inhérent à l’âme même. Il arrive toutefois que l’amour naisse d’un motif particulier ; lorsque ce motif disparaît, l’amour s’éteint avec lui.