Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

Médite donc les sagesses et les enseignements que renferme cette parabole.

Parmi eux figure Sa parole : « Nous lui avions accordé Nos signes. » Allah – exalté soit-Il – indique ainsi qu’Il est bel et bien Celui qui les lui a accordés ; c’est un bienfait dont Il gratifie Ses serviteurs, et Il l’a donc rapporté à Lui-même. Puis Il dit : « il s’en dépouilla », c’est-à-dire qu’il s’en écarta comme le serpent se défait de sa peau, s’en séparant aussi nettement que la peau se détache de la chair. Il n’a pas dit : « Nous l’en avons arraché », car c’est l’homme lui-même qui s’en est écarté, poussé par ses passions.

Autre leçon : Sa parole – exalté soit-Il – : « Le diable le prit en chasse. » Autrement dit, il le poursuivit et le rattrapa, comme Il dit à propos des gens de Pharaon (26 : 60) : « Ils les poursuivirent au lever du jour. » Jusqu’alors, l’homme était préservé par les signes d’Allah ; ceux-ci faisaient rempart au démon, qui ne pouvait l’atteindre qu’à l’improviste, furtivement. Mais lorsqu’il se dépouilla des signes divins, Satan s’empara de lui comme le lion de sa proie ; il devint l’un des égarés, ceux qui agissent à l’encontre de leur propre science, qui connaissent la vérité mais s’en détournent, tels les mauvais savants.

Autre enseignement encore : Allah – exalté soit-Il – dit : « Si Nous l’avions voulu, Nous l’aurions élevé grâce à elle. » Il montre ainsi que l’élévation, auprès de Lui, ne réside pas dans la seule érudition ; cet homme comptait déjà parmi les savants. Elle se trouve plutôt dans le fait de suivre la vérité, de la préférer et de rechercher l’agrément d’Allah. Bien qu’il fût l’un des plus instruits de son époque, Allah ne l’éleva pas par son savoir, et celui-ci ne lui profita point. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre un savoir qui ne sert pas.

Il précise en outre que c’est Lui qui élève Son serviteur, s’Il le veut, par le savoir qu’Il lui a accordé ; mais s’Il ne l’élève pas, ce serviteur reste abaissé, et nul ne gagnera de prestige grâce à ce savoir, car c’est le Seigneur – Celui qui abaisse et qui élève – qui l’a rabaissé et non élevé.

En d’autres termes : si Nous l’avions voulu, Nous l’aurions favorisé, honoré et aurions élevé son rang et sa position grâce aux signes que Nous lui avions donnés.

Ibn ʿAbbâs a dit : « Si Nous l’avions voulu, Nous l’aurions élevé par son savoir. » D’autres ont estimé que le pronom dans « Nous l’aurions élevé » renvoie à la mécréance elle-même.

وتأمل ما في هذا المثل من الحكم والمعاني. فمنها قوله: آتَيْناهُ آياتِنا فأخبر سبحانه أنه هو الذي آتاه آياته. فإنها نعمة والله هو الذي أنعم بها علينا. فأضافها إلى نفسه. ثم قال: فَانْسَلَخَ مِنْها أي خرج منها، كما تنسلخ الحية من جلدها. وفارقها فراق الجلد يسلخ عن اللحم. ولم يقل: فسلخناه منها لأنه هو الذي تسبب إلى انسلاخه منها باتباعه هواه. ومنها قوله سبحانه: فَأَتْبَعَهُ الشَّيْطانُ أي لحقه وأدركه، كما قال في قوم فرعون: ٢٦: ٦٠ فَأَتْبَعُوهُمْ مُشْرِقِينَ وكان محفوظا محروسا بآيات الله محميّ الجانب بها من الشيطان لا ينال منه شيئا إلا على غرّة وخطفة. فلما انسلخ من آيات الله ظفر به الشيطان ظفر الأسد بفريسته فَكانَ مِنَ الْغاوِينَ العاملين بخلاف علمهم، الذين يعرفون الحق ويعملون بخلافة، كعلماء السوء. ومنها: أنه سبحانه قال: وَلَوْ شِئْنا لَرَفَعْناهُ بِها فأخبر سبحانه أن الرفعة عنده ليست بمجرد العالم. فإن هذا كان من العلماء، وإنما هي باتباع الحق وإيثاره، وقصد مرضاة الله. فإن هذا كان من أعلم أهل زمانه. ولم يرفعه الله بعلمه، ولم ينفعه به. نعوذ بالله من علم لا ينفع. وأخبر سبحانه أنه هو الذي يرفع عبده إذا شاء بما آتاه من العلم، وإن لم يرفعه الله فهو موضوع، لا يرفع أحد به رأسا. فإن الرب الخافض الرافع سبحانه خفضه ولم يرفعه. والمعنى: لو شئنا فضلناه وشرفناه ورفعنا قدره ومنزلته بالآيات التي آتيناه. قال ابن عباس: لو شئنا لرفعناه بعلمه. وقالت طائفة: الضمير في قوله «لرفعناه» عائد على الكفر.

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