Parmi les preuves qui confirment cette conclusion se trouve la parole du Très-Haut :
7 : 157 « Il leur rend licites les choses pures et leur interdit les choses mauvaises. »
Ce verset énonce clairement que ce qui est déclaré licite était déjà bon avant même que la permission ne soit proclamée, et que ce qui est déclaré illicite était déjà mauvais avant même l’interdiction. Sa bonté ou sa laideur ne provient donc pas, en premier lieu, du seul acte de liciter ou d’interdire – et cela pour deux raisons.
Premièrement, cet enseignement constitue un signe de sa prophétie par lequel Allah, exalté soit-Il, a argumenté auprès des Gens du Livre, en disant :
7 : 157 « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré, qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Torah et l’Évangile : il leur ordonne le convenable, leur interdit le blâmable, leur rend licites les choses pures, leur rend illicites les choses mauvaises, et leur décharge des entraves qui pesaient sur eux… »
Si la pureté ou l’impureté d’une chose ne s’apprenait qu’au moment où elle devient licite ou illicite, il n’y aurait là aucune preuve : ce serait équivalent à dire : « Il leur rend licite ce qu’Il rend licite, et il leur rend illicite ce qu’Il rend illicite. » Une telle formulation serait dépourvue de portée.
Deuxièmement, un énoncé de ce genre serait en soi vain, puisqu’il n’ajoute aucune information utile.
Il est donc établi qu’Il a rendu licites des choses déjà pures par essence avant même la permission, puis, en les déclarant licites, Il leur a conféré une pureté supplémentaire ; leur bonté découle ainsi de ces deux aspects réunis.
Réfléchis attentivement à ce point ; il t’ouvrira les portes des secrets de la sharîʿa, te fera contempler sa beauté, sa perfection, son éclat et sa majesté. Il est en effet impossible, selon la sagesse du plus Sage des juges, qu’elle soit autre que ce qu’elle a révélé. Allah, le Très-Haut, est infiniment au-dessus d’une telle éventualité, comme Il est exalté au-dessus de tout ce qui ne Lui sied pas.
[Al-Aʿrâf 7 : 175-176]
« Récite-leur l’histoire de celui à qui Nous avions accordé Nos signes ; il s’en détacha, et Satan le poursuivit : il devint ainsi du nombre des égarés. Si Nous l’avions voulu, Nous l’aurions élevé grâce à ces signes ; mais il s’attacha à la terre et suivit sa passion. Son exemple est celui du chien : que tu le pourchasses, il halète, ou que tu le laisses, il halète encore. Telle est l’image des gens qui traitent Nos signes de mensonge. Raconte donc ces récits ; peut-être réfléchiront-ils. »