et, dans le hadith relatif à la prière de consultation (istikhâra) : « Ô Allah, je Te consulte par Ta science et je Te demande la capacité par Ta puissance. » Il est donc Capable par Sa puissance.
De même, le Très-Haut dit à Moïse (7:144) : « Je t’ai choisi parmi les hommes pour recevoir Mes messages et pour converser avec Moi » ; Il est donc Parlant d’une parole réelle.
Il est le Sublime à qui appartient la grandeur, comme il est rapporté authentiquement du Prophète ﷺ : « Allah – qu’Il soit exalté – dit : La grandeur est Mon manteau et la majesté Mon habit. »
Il est également le Sage auquel revient le jugement, car (40:12) : « Le jugement appartient à Allah, le Très-Haut, le Très-Grand. »
Les musulmans sont unanimement d’avis que, si quelqu’un prête serment par la vie d’Allah, par Son ouïe, Sa vue, Sa puissance, Sa puissance souveraine, Sa gloire ou Sa grandeur, son serment devient valide et, s’il le viole, il doit l’expier ; car ce sont là des attributs de perfection dont Ses noms sont dérivés.
En outre, si Ses noms n’impliquaient ni significations ni attributs, il ne serait pas permis de Le décrire par les verbes correspondants ; on ne pourrait donc pas dire : Il entend, Il voit, Il sait, Il est capable, Il veut. L’affirmation des effets d’un attribut suppose en effet l’existence même de cet attribut ; si celui-ci est nié, son effet l’est a fortiori.
De même, si Ses noms n’étaient porteurs ni de sens ni de qualités, ils ne seraient que de simples étiquettes, dénuées de contenu, comme des noms propres arbitraires : tous se vaudraient et aucune différence ne subsisterait entre leurs significations. C’est là une contradiction flagrante et une imposture manifeste.
Ainsi, prétendre que le sens du nom al-Qadîr (le Tout-Puissant) est identique à celui de as-Samîʿ, al-Baṣîr (Celui qui entend parfaitement, Celui qui voit parfaitement), que celui de at-Tawwâb (Celui qui accueille le repentir) se confond avec celui de al-Muntaqim (le Vengeur), ou que celui de al-Muʿṭî (Celui qui donne) équivaut à celui de al-Mâniʿ (Celui qui retient) revient à contredire la raison, la langue et la nature même.
Nier la signification de Ses noms constitue donc l’une des formes les plus graves d’ilhâd (déviation) à leur encontre. L’ilhâd comporte plusieurs catégories ; celle-ci en est une.
La seconde consiste à attribuer ces noms aux idoles qu’ils considèrent comme des divinités. Ibn ʿAbbâs et Mujâhid ont dit : « Ils ont détourné les noms d’Allah de leur véritable sens, puis en ont affublé leurs idoles, ajoutant ou retranchant des lettres : ainsi ont-ils tiré al-Lât de Allah, al-ʿUzzâ de al-ʿAzîz et Manât de al-Mannân. »
On rapporte également d’Ibn ʿAbbâs, au sujet du verset : « … ils commettent l’ilhâd à propos de Ses noms », qu’il a dit : « Ils mentent à Son sujet. » Il s’agit là d’une explication par le sens. En réalité, l’ilhâd dans Ses noms consiste à les détourner