Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

c’est-à-dire son accomplissement, car l’expression consacrée est bien al-iqâma (l’accomplissement). On ne dit jamais « iqâm » sans complément, pas plus qu’on ne dit « irâd » pour irâda (volonté) ou « iqâl » pour iqâla (décharge), parce que le tâʾ final a été posé à la place de l’alif du schème ifʿāl – ou de sa consonne médiane. En effet, la forme originelle d’iqâma est iqwâm : la voyelle de lʿayn a été transférée sur la fāʾ, devenue alors une alif ; deux alifs se sont ainsi rencontrées, l’une a été supprimée et le tâʾ est venu en substitution. Ce tâʾ est donc obligatoire, sauf en cas d’annexion ; alors, sa suppression est jugée licite par certains sur la base de l’analogie, par d’autres sur la foi de l’usage.

Relève du même procédé le tâʾ de ʿidda (provision) et de wazna (pesée). Leurs formes primitives sont waʿd et wazan ; le wāw a été retranché et remplacé par le tâʾ, qui, dès lors, est devenu inséparable. Pourtant, on peut l’omettre dans la construction annexée, comme dans ce vers :
Inna l-khalîṭa ajdaw al-bayna wanjaradû / wa-akhlafoûka ʿad al-amri allaḏî waʿadû,
c’est-à-dire : « Ils t’ont manqué la ʿidda de ce qu’ils avaient promis », le tâʾ ayant été omis.

Dans la même veine, certains récitants ont lu : wa-law arâdû l-khurûja la-aʿaddû lahu ʿudatan – avec un hâʾ, autrement dit ʿudatahu –, retranchant là encore le tâʾ.

Troisièmement, dans l’expression « quṭîʿ al-qiyâm », le schème faʿîl peut être compris au sens de mafʿûl. Le Muhkam rapporte qu’on dit qaṭaʿahu ou aqṭaʿahu lorsqu’on blâme quelqu’un, et qaṭaʿa huwa, d’où l’expression qatîʿ al-qawl. Ainsi, qatîʿ signifie « coupé », autrement dit « rabroué » ; la suppression du tâʾ, dans cette interprétation, ne contrevient donc pas à l’analogie grammaticale.

Si, en revanche, l’on considère qatîʿ comme dérivé de qaṭʿ, à la manière de sarîʿ (prompt) tiré de sarʿ, il devrait, lorsqu’il se rapporte à un substantif féminin, recevoir le tâʾ, par assimilation au faʿîl employé au sens de mafʿûl, et il serait alors traité comme tel.

Ainsi s’achèvent les douze voies d’analyse relatives à ce verset ; la plus solide est celle qui combine la sixième et la septième. Les autres sont soit faibles, soit chancelantes, soit tout juste admissibles. Le débutant ou l’imitateur ne perçoit pas ces subtilités, tandis que l’homme de savoir, impartial, distingue sans peine ce qui est robuste de ce qui est fragile. Que ceci clôture donc notre propos sur le verset. Allah sait mieux.

أي إقامتها، لأن المعروف في ذلك إنما هو لفظ الإقامة، ولا يقال «إقام» دون إضافة كما لا يقال «إراد» في إرادة ولا «إقال» في إقالة، لأنهم جعلوا هذه التاء عوضا عن ألف إفعال أو عينه، لأن أصل إقامة إقوام فنقلت حركة العين إلى الفاء فانقلبت ألفا فالتقت ألفان فحذفت إحداهما فجاؤوا بالتاء عوضا، فلزمت إلا مع الإضافة، فإن حذفها جائز عند قوم قياسا، وعند آخرين سماعا. ومثلها في اللزوم: تاء عدة وزنة. وأصلهما وعد ووزن، فحذفت الواو، وجعلت التاء عوضا منها فلزمت. وقد تحذف للإضافة كقول الشاعر: إن الخليط أجدوا البين وانجردوا ... وأخلفوك عد الأمر الذي وعدوا أي أخلفوك عدة الأمر، فحذف التاء. وعلى هذه اللغة قرأ بعض القراء وَلَوْ أَرادُوا الْخُرُوجَ لَأَعَدُّوا لَهُ عُدَّةً بالهاء أي عدته. فحذف التاء. الثالث: أن يكون فعيل في قوله «قطيع القيام» بمعنى مفعول، لأن صاحب المحكم حكى أنه يقال قطعه وأقطعه إذا بكتّه، وقطع هو فهو قطيع القول. فقطيع على هذا بمعنى مقطوع أي مبكت، فحذف التاء على هذا التوجيه ليس مخالفا للقياس. وإن جعل قطيعا مبنيا على قطع كسريع من سرع: فحقه على ذلك أن يلحقه التاء عند جريه على المؤنث أنه شبه بفعيل الذي هو بمعنى مفعول، فأجرى مجراه. فهذا تمام اثني عشر مسلكا في هذه الآية، أصحها المسلك المركب من السادس والسابع. وباقيها ضعيف واه ومحتمل والمبتدي والمقلد لا يدرك هذه الدقائق والفاضل المنصف لا يخفى عليه قويها من ضعيفها. وليكن هذا آخر الكلام على الآية والله أعلم.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies