— « … et ce qu’ils invoquaient auparavant les aura abandonnés. »
Chaque fois que le Coran mentionne l’invocation que les polythéistes adressent à leurs idoles et à leurs divinités, il s’agit de l’invocation cultuelle, laquelle englobe l’invocation de demande. Or, l’aspect cultuel y est le plus manifeste pour trois raisons :
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Ils déclarent, 39 : 3 : « Nous ne les adorons que pour qu’elles nous rapprochent d’Allah d’un rapprochement intime. » Ils reconnaissent ainsi que le fait de les invoquer constitue pour eux un acte d’adoration.
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Allah – exalté soit-Il – a expliqué ailleurs cette invocation en la qualifiant d’adoration. Ainsi, 26 : 92-93 : « On leur dira : “Où donc sont ceux que vous adoriez en dehors d’Allah ? Peuvent-ils vous secourir ou se secourir eux-mêmes ?” » ; 21 : 98 : « Vous, ainsi que ce que vous adorez en dehors d’Allah, êtes le combustible de la Géhenne » ; et : « Dis : “Ô vous les mécréants ! Je n’adore pas ce que vous adorez.” » Les exemples de ce genre abondent dans le Coran ; leur invocation à leurs idoles est donc bel et bien leur adoration pour elles.
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Ils n’adoraient ces idoles que pour se rapprocher, pensaient-ils, d’Allah ; mais, dès qu’une nécessité, une affliction ou une épreuve les frappait, ils invoquaient Allah seul et les délaissaient. Malgré cela, ils leur présentaient certaines requêtes et sollicitaient leur secours ; leur invocation relevait donc à la fois de l’invocation cultuelle et de l’invocation de demande.
La Parole du Très-Haut, 40 : 14 : « Invoquez Allah en Lui vouant exclusivement la religion » renvoie à l’invocation cultuelle : adorez-Le seul et purifiez-Lui votre culte, sans adorer personne à Ses côtés.
Quant à la déclaration d’Abraham l’Ami intime – sur lui la paix – : 14 : 39 : « Mon Seigneur est certes Celui qui entend bien l’invocation », l’audition visée ici est l’audition particulière, celle de la réponse et de l’agrément, non l’audition universelle, car Il entend toute chose audible.
Ainsi, l’invocation y englobe l’invocation de louange et l’invocation de demande. L’« audition » qu’en a le Seigneur – exalté soit-Il – se traduit, pour la première, par Sa rétribution pour la louange, et, pour la seconde, par Sa réponse à la requête : Il entend donc l’une et l’autre.
Quant à la parole de Zacharie – sur lui la paix – : 19 : 4 : « Jamais, ô mon Seigneur, je n’ai été malheureux du fait de l’invocation que je T’adresse. »