cause aucun tort ! Fi de vous et de ce que vous adorez en dehors d’Allah !
Et Il – Très-haut – a dit : 26 : 69-73 « Raconte-leur le récit d’Abraham : lorsqu’il dit à son père et à son peuple : “Qu’adorez-vous donc ?” – Ils répondirent : “Nous adorons des idoles, et nous restons constamment assidus auprès d’elles.” – Il leur dit : “Vous entendent-elles quand vous les invoquez ? Vous sont-elles d’une quelconque utilité ou vous portent-elles préjudice ?” »
Il – exalté soit-Il – dit encore : 25 : 3 « Ils se sont choisi, en dehors de Lui, des divinités qui ne créent rien alors qu’elles sont elles-mêmes créées ; elles ne détiennent, pour elles-mêmes, ni mal ni bien, et ne détiennent ni la mort, ni la vie, ni la résurrection. »
Et Il a dit : 25 : 55 « Ils adorent, en dehors d’Allah, ce qui ne leur procure ni avantage ni tort ; mais le mécréant se fait l’allié contre son Seigneur. »
Ainsi, le Très-Haut a nié à ces êtres adorés en dehors de Lui toute capacité d’apporter un bien ou de causer un mal, que ce soit à un degré limité ou étendu : ils ne détiennent rien ni pour eux-mêmes ni pour leurs adorateurs. Ce principe revient dans le Coran d’une manière claire et répétée : l’objet d’adoration doit nécessairement être maître du bienfait et du malheur, afin qu’on puisse l’invoquer pour obtenir l’un et repousser l’autre.
On l’invoque donc, pour la requête, afin de recevoir un avantage ou d’écarter un mal – c’est l’invocation de demande – ; et on L’invoque, par crainte et par espoir, dans l’invocation cultuelle. Il apparaît ainsi que les deux formes d’invocation sont indissociables : toute invocation cultuelle implique une invocation de demande, et toute invocation de demande renferme l’invocation cultuelle.
C’est dans ce sens que s’entend Sa parole : 2 : 186 « Et lorsque Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet, eh bien, Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui M’appelle lorsque il M’appelle. » Ce verset englobe les deux types d’invocation, et il a été interprété dans chacun de ces deux sens :
– « Je lui accorde ce qu’il Me demande lorsqu’il Me sollicite. »
– « Je le récompense lorsqu’il M’adore. »
Ces deux explications se tiennent mutuellement.
Il ne s’agit pas ici d’employer un terme polysémique dans ses deux acceptions distinctes, ni de faire alterner littéralité et métaphore. Il s’agit d’un unique sens fondamental qui comprend, à la fois, la demande et l’adoration. Réfléchis-y : c’est un point d’une immense utilité, que rares sont ceux qui perçoivent.
La plupart des expressions coraniques qui semblent renvoyer à deux sens ou plus relèvent de cette catégorie.
Un autre exemple en est cette parole : 17 : 78 « Accomplis la prière depuis le déclin du soleil jusqu’à l’obscurité… »