Sourate al-Aʿrâf
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
[Sourate al-Aʿrâf (7) : 32]
« Dis : “Qui donc a déclaré illicite l’ornement qu’Allah a fait surgir pour Ses serviteurs, ainsi que les nourritures bonnes ?” Dis : “Elles appartiennent à ceux qui croient dans la vie d’ici-bas, et, au Jour de la Résurrection, elles leur seront réservées à titre exclusif.” C’est ainsi que Nous exposons en détail les signes pour des gens qui savent. »
Ce verset prouve qu’il s’agit, en soi, de turpitudes que la raison saine ne saurait approuver ; leur interdiction tient à leur vilenie même. En effet, le fait d’associer le jugement à un qualificatif pertinent et dérivé montre que ce qualificatif en est la cause déterminante. Tel est le cas dans tous les versets que nous avons mentionnés : Il les a proscrits parce qu’ils sont des turpitudes, Il a interdit l’impur parce qu’il est impur, et Il a ordonné le bien parce qu’il est reconnu comme tel. Or la cause doit être distincte de l’effet ; si « être une turpitude » équivalait à « être interdit », ou si « être impur » équivalait à « être illicite », la cause se confondrait avec l’effet, ce qui est impossible. Médite-y donc. De même, l’interdiction du péché (ithm) et de l’injustice arrogante (baghiy) montre que ce caractère leur appartenait déjà avant même la promulgation de l’interdit.