— l’une absolue et l’autre conditionnée — si bien que cette marque d’honneur restreinte n’habilite pas pour autant son bénéficiaire à compter parmi ceux qui jouissent de l’honneur absolu.
De même, lorsqu’on avance qu’Allah a gratifié le mécréant d’un bienfait sans réserve, mais que celui-ci a repoussé la grâce d’Allah et l’a dévoyée, il ressemble à un homme à qui l’on aurait remis de l’argent pour subsister et qui le jetterait dans la mer. A ce sujet, le Très-Haut dit (14 : 28) : « N’as-tu pas vu ceux qui ont troqué la grâce d’Allah contre la mécréance ? »
Il dit encore (41 : 17) : « Quant à Ṯamûd, Nous les avons guidés, mais ils ont préféré l’aveuglement à la bonne direction. » Le fait de les avoir guidés constituait bien un bienfait qu’Il leur avait accordé ; pourtant, ils l’ont échangé et ont choisi l’égarement.
Tel est donc le règlement du différend concernant la question : Allah possède-t-Il, ou non, un bienfait sur le mécréant ?
La plupart des divergences entre les gens se ramènent à deux causes : premièrement, la polysémie et l’ambiguïté des termes ; deuxièmement, la confusion entre les énoncés absolus et leur exposition détaillée.