Tel est un agencement admirable et une compréhension d’une grande finesse.
[sourate Âl ‘Imrân (3) : verset 44]
« Tout cela fait partie des nouvelles de l’invisible que Nous te révélons ; tu n’étais pas avec eux lorsqu’ils tiraient au sort, à l’aide de leurs calames, pour savoir lequel d’entre eux prendrait Marie en charge, ni lorsque-ils se disputaient. »
Qatâda rapporte : « Marie était la fille de leur imam et de leur notable. Les enfants d’Israël se querellèrent donc à son sujet et tirèrent au sort avec leurs flèches pour savoir qui la prendrait en tutelle. Le sort tomba sur Zacharie, l’époux de sa sœur ; il l’accueillit donc chez lui. » Un propos analogue est transmis de Mujâhid.
Ibn ‘Abbâs a dit : « Lorsque Marie fut installée dans le Sanctuaire, les desservants du lieu, qui consignaient la Révélation, tirèrent au sort avec leurs calames pour déterminer qui se chargerait d’elle. » Ce récit fait l’unanimité parmi les exégètes.
[sourate Âl ‘Imrân (3) : versets 93 à 95]
« Toute nourriture était licite aux enfants d’Israël, à l’exception de ce qu’Israël s’était interdit à lui-même avant la révélation de la Torah. Dis-leur : “Apportez donc la Torah et récitez-la, si vous êtes véridiques.” (93)
Quiconque, après cela, forge un mensonge contre Allah, ceux-là sont les injustes. (94)
Dis : “Allah a dit la vérité ; suivez donc la religion d’Abraham, le pur monothéiste ; il ne fut jamais parmi les associateurs.” (95)
Ces versets exposent clairement leur mensonge lorsqu’ils rejettent l’abrogation (naskh). Allah — exalté soit-Il — y apprend en effet que toute nourriture était autorisée aux enfants d’Israël avant la descente de la Torah, à l’exception de ce qu’Israël s’était interdit à lui-même. Il est établi que les enfants d’Israël suivaient alors la loi et la religion de leur père Israël, et que ce qui leur était permis ne l’était qu’en vertu de l’autorisation qu’Allah leur avait accordée par la voix d’Israël puis des prophètes qui lui ont succédé, jusqu’à la révélation de la Torah. Par la suite, la Torah prohiba nombre d’aliments qui, auparavant, leur étaient licites : voilà l’abrogation à l’état pur.
L’expression : « avant que la Torah ne fût révélée » signifie qu’ils en jouissaient licitement avant sa descente — et ils le savent parfaitement. Puis le Très-Haut dit : « Dis : Apportez donc la Torah et lisez-la. »