les choses ; car tout, vérité ou mensonge, Lui est pleinement connu – exalté soit-Il. Le sens voulu est donc : Il l’a fait descendre en y englobant Sa science. Or, le fait que cette révélation soit porteuse de Sa science constitue en soi la preuve qu’elle vient de Lui, qu’elle est vérité et véracité.
Un exemple analogue se trouve dans Sa parole (25 : 6) : « Dis : “Celui qui connaît le secret dans les cieux et la terre, c’est Lui qui l’a fait descendre.” » Le Très-Haut mentionne ce verset pour démentir et réfuter ceux qui prétendent : « Il l’a inventé. »
Chapitre
Relève également de Son témoignage ce qu’Il a déposé dans les cœurs de Ses serviteurs : une foi catégorique, une certitude inébranlable et la quiétude à l’égard de Sa parole et de Sa révélation.
De fait, il est contraire à toute logique que de tels effets naissent d’un des plus grands mensonges, d’une calomnie envers le Seigneur des mondes et de propos qui Le décriraient autrement que selon la réalité de Ses Noms et Attributs ; pareille imposture ne ferait qu’engendrer doute et suspicion, et les natures intactes comme les intelligences saines la rejetteraient, de la même manière que l’instinct dont Allah a doté les animaux leur fait repousser les aliments nocifs et répugnants – urine ou charogne – qui ne nourrissent pas.
Allah, exalté soit-Il, a en effet façonné les cœurs pour qu’ils accueillent la vérité, s’y soumettent, y trouvent sérénité et repos, et l’aiment ; Il les a aussi créés portés à détester le mensonge et l’erreur, à s’en détourner, à en soupçonner la fausseté et à ne jamais y trouver de quiétude. Ils ne se tranquillisent qu’avec la vérité et n’aiment rien en dehors d’elle.
C’est pourquoi Allah a exhorté Ses serviteurs à méditer le Coran. Quiconque s’y applique en retire nécessairement – par la seule force de cette méditation – une science évidente et une conviction certaine que ce Livre est la vérité, la plus authentique de toutes ; que celui qui l’a apporté est la créature la plus véridique d’Allah, la plus intègre, la plus accomplie en savoir, en action et en connaissance. Le Très-Haut dit (4 : 82) :
« Ne méditent-ils donc pas le Coran ? S’il provenait d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient maintes contradictions. »
Il dit encore (47 : 24) :
« Ne méditent-ils donc pas le Coran, ou bien leurs cœurs sont-ils cadenassés ? »
Si ces cadenas étaient ôtés, les réalités coraniques toucheraient immédiatement les cœurs, les lampes de la foi s’y allumeraient et ils accéderaient à une connaissance nécessaire, aussi palpable pour eux que les expériences sensibles telles que la joie ou la douleur,