Ses paroles comme dans Ses actes. Ses paroles ne sont que vérité, rectitude, conseil et guidée ; Ses actes ne sont que sagesse, justice, miséricorde et pur bienfait. Tel est, au sujet de ce verset, l’avis le plus solide ; nombre d’exégètes n’en ont d’ailleurs retenu aucun autre. Quant à ceux qui ont rapporté d’autres interprétations, ils l’ont tout de même placé en tête avant d’en citer d’autres, comme l’a fait al-Baghawî : il a tranché en sa faveur et l’a présenté comme le sens du verset, puis il a dit :
« Al-Kalbî a déclaré : “Il vous guide vers un sentier droit.” »
Je dis : Si Allah nous guide vers ce sentier, c’est parce qu’Il Se tient, Lui, sur le droit chemin ; Sa direction procède de Ses actes et de Ses paroles, et Il se montre, dans l’un comme dans l’autre, parfaitement droit. L’opinion qui affirme qu’Il, exalté soit-Il, Se tient sur le droit chemin ne contredit donc en rien la précédente.
Il a ajouté : « On a dit encore : il s’agit du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — ; il ordonne la justice et il est, lui aussi, sur un chemin droit. »
Je dis : C’est une vérité qui ne contredit pas le premier avis : Allah est sur le droit chemin, et Son Messager également, car celui-ci n’ordonne ni n’accomplit que ce qu’exige ce chemin. Dans cette optique, l’exemple vise le chef des mécréants et leur guide, à savoir l’idole muette, incapable de procurer guidée ou bien, et le chef des vertueux, le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui —, qui ordonne la justice et se tient sur un chemin parfaitement droit.
Selon la première explication, l’analogie concerne la divinité qu’adorent les mécréants et la divinité qu’adorent les vertueux. Les deux lectures vont de pair : certains ont rapporté la première, d’autres la seconde, et toutes deux sont visées par le verset.
Il a encore été dit : les deux concernent le croyant et le mécréant ; c’est ce qu’Aṭiyya rapporte d’après Ibn ʿAbbâs.
ʿAtâʾ, pour sa part, a déclaré : « L’“être muet” est Ubayy b. Khalaf, tandis que celui qui “ordonne la justice” désigne Hamza, ʿUthmân b. ʿAffân et ʿUthmân b. Maẓʿûn » «1».