(26 : 213) « Ne fais donc pas appel, avec Allah, à une autre divinité », et l’ensemble du Coran l’atteste.
La raison pour laquelle ce témoignage divin implique pareille obligation est que, lorsqu’Il déclare : « Il n’est de divinité que Moi », Il informe, explique, fait savoir, statue et décrète que tout ce qui est en dehors de Lui n’est pas une divinité ; attribuer la divinité à quiconque d’autre est la plus vaine des impostures, et l’affirmer constitue l’injustice la plus sombre. Par conséquent, nul en dehors de Lui ne mérite l’adoration, pas plus que la divinité ne saurait convenir à un autre que Lui. Cela implique donc l’ordre de ne prendre que Lui pour Dieu et l’interdiction d’en associer aucun autre avec Lui. C’est ce que l’auditeur comprend immédiatement de cette forme négative suivie d’une affirmation, comme lorsque tu vois quelqu’un demander une fatwa, un témoignage ou un traitement médical à qui n’en a pas la compétence et délaisser qui la possède ; tu lui dis alors : « Cet homme n’est ni muftî, ni témoin, ni médecin ; le muftî est untel, le témoin est untel, le médecin est untel. » Ton propos comporte à la fois ordre et interdiction.
De plus, le verset indique qu’Il est Lui seul digne d’être adoré. Lorsque Dieu informe qu’Il est l’unique à mériter l’adoration, cette information englobe l’ordre adressé aux serviteurs et l’obligation qui leur incombe d’acquitter ce que le Seigneur – exalté soit-Il – attend d’eux, car s’en acquitter relève exclusivement de Son droit. Ainsi, quand Il témoigne qu’« il n’est de divinité que Lui », Son témoignage contient en lui-même l’ordre impérieux de proclamer Son unicité.
Par ailleurs, les termes ḥukm et qaḍâʾ (jugement, décret) s’emploient pour les propositions assertives ; on appelle celles-ci qaḍiyya ou ḥukm, et l’on dit : « Il a été statué dans cette affaire ceci ou cela. » Le Très-Haut dit (37 : 151-154) : « N’est-ce pas, dans leur imposture, qu’ils disent : “Allah a engendré” ? Ils sont certes des menteurs. A-t-Il préféré les filles aux garçons ? Qu’avez-vous donc ? Comment jugez-vous ? » Or il s’agit là d’un jugement sans contrainte. En revanche, le jugement et le décret selon lesquels « il n’est de divinité que Lui » comportent, eux, un caractère obligatoire. Allah – exalté soit-Il – sait parfaitement.
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Et Sa parole – qu’Il soit exalté – : « Se tenant dans l’équité. »
Le terme al-qisṭ signifie « justice ». Dieu atteste donc qu’Il se tient dans la justice en affirmant Son unicité, et qu’Il est unique dans Sa justice. L’unicité et la justice rassemblent l’ensemble des attributs de perfection : l’unicité implique qu’Il possède, à Lui seul, la perfection et la majesté, la gloire et la grandeur qui ne