Sourate Âl ʿImrân
Bismillâh ar-Raḥmân ar-Raḥîm
[Sourate Âl ʿImrân (3 : 18)]
« Allah atteste qu’il n’est point de divinité digne d’adoration en dehors de Lui, ainsi que les anges et les détenteurs du savoir, Lui qui maintient la justice. Nulle divinité si ce n’est Lui, le Tout-Puissant, le Sage. »
Ce verset noble renferme l’affirmation de la réalité de l’unicité (tawḥîd), la réfutation de toutes ces factions – dont les doctrines fallacieuses viennent d’être exposées plus haut –, ainsi que le témoignage établissant la vanité de leurs paroles et de leurs voies. Tout cela n’apparaît clairement qu’après avoir compris le verset et mis en lumière les connaissances divines et les vérités de la foi qu’il recèle.
Il contient donc le témoignage le plus sublime, le plus grandiose, le plus équitable et le plus véridique, émanant du Témoin le plus noble au sujet de la réalité la plus auguste.
Les Anciens ont expliqué le verbe « shahida » en des termes qui tournent autour des idées suivantes : juger et décréter, informer, expliquer et rapporter.
Mujâhid déclara : « Il a jugé et décrété. » Az-Zajjâj dit : « Il a expliqué. » D’autres affirmèrent : « Il a fait savoir et a informé. »
Toutes ces paroles sont exactes et ne se contredisent pas, car le témoignage englobe la parole du témoin, son information et son annonce ; il inclut aussi le fait de faire savoir, d’informer et d’expliquer. Il comprend ainsi quatre degrés :