Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

Certains ont dit qu’il s’agit d’un sujet dont le prédicat a été omis, autrement dit : « et sa fine rosée lui suffit ».
D’autres soutiennent qu’il s’agit au contraire d’un prédicat dont le sujet est sous-entendu ; le sens serait : « celle qui l’abreuve et l’atteint est une rosée ténue ». Quant au pronom dans « la frappa », il peut renvoyer soit au verger, soit à la hauteur ; or ces deux réalités ne vont jamais l’une sans l’autre.

Allah – Exalté soit-Il – dit : « L’un de vous souhaiterait-il posséder un verger de palmiers et de vignes, sous lequel coulent des ruisseaux ? Il y dispose de toutes sortes de fruits. Puis, quand la vieillesse l’atteint et qu’il a une progéniture encore faible, un tourbillon chargé de feu frappe le verger et le brûle. Ainsi Allah vous expose Ses signes – peut-être réfléchirez-vous. » (2 : 266)

Al-Ḥasan (al-Baṣrî) a commenté : « Voici une parabole que, par Allah, bien peu de gens comprennent : un vieillard, dont le corps s’est affaibli et les enfants se sont multipliés, se trouve au moment où il a le plus besoin de son verger. De même, par Allah, chacun de vous sera dans la plus grande indigence vis-à-vis de ses œuvres lorsque le monde l’aura quitté. »

Dans le Sahih al-Bukhari, on lit ce récit transmis par ʿUbayd b. ʿUmayr : Un jour, ʿUmar interrogea les Compagnons du Prophète ﷺ : « À propos de qui, selon vous, ce verset a-t-il été révélé : “L’un de vous souhaiterait-il posséder un verger de palmiers…” ? » – « Allah sait mieux », répondirent-ils. ʿUmar se mit en colère : « Dites : nous savons ou nous ne savons pas ! » Ibn ʿAbbâs déclara alors : « Ô commandeur des croyants, j’ai une idée. » – « Dis-la donc, mon neveu, et ne te sous-estime pas », lui dit ʿUmar. Ibn ʿAbbâs expliqua : « Il s’agit d’une parabole relative à une œuvre. » – « Quelle œuvre ? » demanda ʿUmar. – « L’œuvre d’un homme qui, après avoir obéi à Allah, voit Satan lui être envoyé ; il tombe alors dans la désobéissance jusqu’à ce que ses péchés consument toutes ses bonnes actions. »

L’expression divine « L’un de vous souhaiterait-il… » relève de la question réprobatrice ; elle est plus percutante que la simple négation ou l’interdiction et atteint l’auditeur avec davantage de délicatesse. C’est comme si, voyant quelqu’un commettre une faute, tu lui disais : « Un homme raisonnable agirait-il ainsi ? Celui qui craint Allah et l’Au-delà ferait-il cela ? »

Par ailleurs, Allah emploie le singulier « L’un de vous souhaiterait-il » afin d’englober toute personne visée dans la réprobation, de la même manière que l’on dirait : « Quelqu’un de bien ferait-il une chose pareille ? » – formulation plus forte que le pluriel « souhaiteraient-ils ». De plus, le verbe « souhaiter » (yawaddu) exprime une réprobation plus appuyée que « vouloir » (yarîdu), car le fait d’aimer et de désirer pareille situation est plus odieux que de la vouloir simplement.

فقيل: هو مبتدأ خبره محذوف، أي وطله يكفيها. وقيل: خبر مبتدؤه محذوف تقديره. فالذي يرويها ويصيبها طل، والضمير في أَصابَها إما أن يرجع إلى الجنة، أو إلى الربوة، وهما متلازمان. [سورة البقرة (٢) : آية ٢٦٦] أَيَوَدُّ أَحَدُكُمْ أَنْ تَكُونَ لَهُ جَنَّةٌ مِنْ نَخِيلٍ وَأَعْنابٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الْأَنْهارُ لَهُ فِيها مِنْ كُلِّ الثَّمَراتِ وَأَصابَهُ الْكِبَرُ وَلَهُ ذُرِّيَّةٌ ضُعَفاءُ فَأَصابَها إِعْصارٌ فِيهِ نارٌ فَاحْتَرَقَتْ كَذلِكَ يُبَيِّنُ اللَّهُ لَكُمُ الْآياتِ لَعَلَّكُمْ تَتَفَكَّرُونَ (٢٦٦) قال الحسن: هذا مثل، قلّ والله من يعقله من الناس: شيخ كبير ضعف جسمه وكثر صبيانه أفقر ما كان إلى جنته. وإن أحدكم والله أفقر ما يكون إلى عمله إذا انقطعت عنه الدنيا. وفي صحيح البخاري عن عبيد بن عمير قال: قال عمر يوما لأصحاب النبي ﷺ فيم هم يرون هذه الآية نزلت: أَيَوَدُّ أَحَدُكُمْ أَنْ تَكُونَ لَهُ جَنَّةٌ مِنْ نَخِيلٍ الآية؟ قالوا: الله أعلم. فغضب عمر وقال: قولوا نعلم أو لا نعلم. فقال ابن عباس: في نفسي شيء يا أمير المؤمنين. فقال عمر: قل يا ابن أخي، ولا تحقر بنفسك. قال ابن عباس: ضربت مثلا لعمل. قال عمر: أي عمل؟ قال ابن عباس: لعمل رجل عمل بطاعة الله ثم بعث الله له الشيطان فعمل بالمعاصي حتى أحرق أعماله. فقوله تعالى: أَيَوَدُّ أَحَدُكُمْ أخرجه مخرج الاستفهام الانكاري، وهو أبلغ من النفي والنهي وألطف موقعا، كما ترى غيرك يفعل فعلا قبيحا، فتقول له: لا يفعل هذا عاقل، أيفعل هذا من يخاف الله والدار الآخرة؟ وقال تعالى: أَيَوَدُّ أَحَدُكُمْ بلفظ الواحد لتضمنه معنى الإنكار العام، كما تقول أيفعل هذا أحد فيه خير؟ وهو أبلغ في الإنكار من أن يقول: أيودون. وقوله: أَيَوَدُّ أبلغ في الإنكار مما لو قيل: أيريد، لأن محبة هذا الحال المذكورة وتمنيها أقبح وأنكر من مجرد إرادتها.

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