découvre que son jardin a entièrement brûlé, noirci comme un champ rasé. Quel regret pourrait dépasser le sien ?
Ibn ʿAbbâs déclara : « Cette image concerne celui dont la fin de vie se scelle par la corruption. »
Mujâhid dit : « Elle vise celui qui néglige l’obéissance à Allah jusqu’à ce que la mort l’emporte. »
As-Suddî ajouta : « Elle décrit l’ostentatoire qui dépense pour un autre qu’Allah ; l’utilité de son aumône lui est retirée précisément quand il en a le plus besoin. »
Un jour, ʿUmar ibn al-Khattâb interrogea les Compagnons au sujet de ce verset. Ils lui répondirent : « Allah sait mieux. » ʿUmar se fâcha et dit : « Dites : “Nous savons” ou “Nous ne savons pas.” » Ibn ʿAbbâs reprit :
— « Il m’en reste quelque chose au cœur, ô Commandeur des croyants. »
— « Parle, mon neveu, et ne te sous-estime pas. »
— « Il s’agit d’une parabole appliquée à une œuvre. »
— « À quelle œuvre ? »
— « À celle d’un homme riche qui multiplie les bonnes actions ; puis le diable vient à lui, il se met aux désobéissances et finit par consumer toutes ses œuvres. »
Al-Ḥasan commenta : « C’est une parabole — par Allah, combien peu de gens la comprennent ! — : un vieillard dont le corps s’est affaibli, dont les enfants sont nombreux ; son verger lui devient indispensable au moment même où il en dépend le plus. Par Allah, chacun de vous aura le plus grand besoin de ses actes lorsque le monde se sera détaché de lui. »
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Si, toutefois, des œuvres — notamment les aumônes — venaient à être entachées par la vantardise, le tort ou l’ostentation, celles-ci les réduiraient à néant : l’ostentation empêche l’aumône d’être agréée comme cause de récompense, tandis que la vantardise et le tort annulent la récompense qu’elle avait provoquée. Tel est l’exemple de celui qui agit ainsi : son action, devenue nulle, ressemble à une dalle lisse — un roc poli — recouverte d’un peu de poussière ; une pluie torrentielle s’y abat, la laissant nue, sans rien dessus.
Contemple donc les éléments de cette parabole éloquente et la parfaite correspondance avec ce qu’elle illustre ; tu reconnaîtras la grandeur et la majesté du Coran.
La pierre figure le cœur de cet ostentatoire, vaniteux et nocif ; son cœur, dur envers la foi, la sincérité et la bienfaisance, est semblable à la pierre. Quant à l’action qu’il accomplit pour un autre qu’Allah