, en lui accordant la force d’y tenir, la résolution et la patience, tout en détournant de lui les fléaux qui guettent habituellement le choix qu’un serviteur opère pour lui-même. Il lui fait alors contempler la beauté des issues que renferme Son choix, issues dont il n’aurait jamais atteint ne fût-ce qu’une partie par ses propres décisions.
Autre fruit : Allah le soulage des pensées accablantes liées aux multiples options possibles et libère son cœur des calculs et des stratégies qui le font tantôt gravir une pente, tantôt en dévaler une autre.
De toute façon, il ne saurait échapper à ce qui a été décrété pour lui ; s’il se résigne au choix d’Allah, le décret s’exécute sur lui tandis qu’il est loué, remercié et traité avec bienveillance ; s’il s’y refuse, le même décret le frappe alors qu’il est blâmé et privé de cette bienveillance, bien qu’il ait agi selon son propre choix.
Lorsque sa délégation et son contentement deviennent effectifs, la compassion et la douceur l’enveloppent dans tout ce qui est arrêté pour lui ; il se trouve alors entre la compassion, qui le protège de ce qu’il craint, et la douceur, qui lui rend supportable ce qui a été décrété.
Si le décret s’accomplit chez le serviteur, l’une des plus grandes causes de cette réalisation est justement l’habileté qu’il déploie pour le repousser. Rien ne lui est donc plus profitable que de se soumettre et de se jeter entre les mains du décret, gisant comme un mort ; car même le fauve refuse de se repaître d’une charogne.
Coran, 2 : 226-227
« Quant à ceux qui jurent de se tenir à l’écart de leurs épouses, un délai d’attente de quatre mois leur est imparti. S’ils reviennent sur leur serment, Allah est certes Pardonneur, Miséricordieux ; mais s’ils décident le divorce, Allah est Audient, Omniscient. » ⦗226-227⦘
Allah – qu’Il soit exalté – a consacré la règle du « fay’ », c’est-à-dire le retour vers l’épouse pour rechercher son agrément et lui faire du bien, en la scellant par Ses attributs de Pardon et de Miséricorde : Il revient vers Son serviteur par Son pardon et Sa miséricorde lorsqu’il revient, lui, vers ce qui est meilleur. La rétribution correspond à l’acte : de même que le serviteur est revenu à la conduite la plus belle, Allah revient vers lui par le pardon et la miséricorde. Quant à Sa parole : « et s’ils décident le divorce, Allah est Audient, Omniscient », le divorce étant un mot que l’on entend et une intention que l’on vise, Il a enchaîné la mention de ce mot par Son Nom « l’Audient » – pour ce qui est prononcé – et « l’Omniscient » – pour ce qui est voulu.