elles étaient polythéistes ; le Coran leur applique donc le mot « femme » (imraʾa).
Il dit pourtant à Adam : « Habite, toi et ta zawj, le Jardin » (2 : 35) ;
au Prophète ﷺ : « Nous t’avons rendues licites, tes azwâj » (33 : 50) ;
et au sujet des croyants : « Ils y auront des azwâj purifiées » (2 : 25).
Un groupe de savants, parmi lesquels al-Suhaylî, a expliqué que si le terme « azwâj » n’est pas employé pour ces femmes, c’est parce qu’elles ne seront pas les épouses de leurs maris dans l’Au-delà ; le mariage est en effet un ornement légal relevant de la religion, or la mécréante en est dépouillée, tout comme la femme de Noé et la femme de Loth en furent dépouillées.
Al-Suhaylî a ensuite soulevé contre lui-même l’objection suivante : Zacharie dit : « … alors que ma femme est stérile » (19 : 5), et au sujet d’Abraham : « Sa femme s’avança en poussant un cri » (51 : 29).
Il répondit que la mention de la « femme » est plus appropriée ici, ces passages traitant de grossesse et d’enfantement ; or c’est la qualité – la féminité – qui fonde la capacité de concevoir et d’accoucher, non le seul statut d’épouse.
Pour ma part, on pourrait dire que si le mot « azwâj » est réservé aux croyants et à leurs femmes, c’est qu’il suggère ressemblance, homogénéité et association, sens directement contenus dans le terme. En effet, les « zawjayn » sont deux choses semblables, assorties et de même niveau.
Ainsi, Allah dit : « Rassemblez ceux qui ont été injustes et leurs azwâj » (37 : 22). ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb — qu’Allah l’agrée — commente : « Leurs azwâj : leurs semblables et leurs pareils » ; avis partagé par l’imâm Aḥmad. Il dit encore : « … et lorsque les âmes seront appariées » (81 : 7), c’est-à-dire que chaque catégorie sera unie à son semblable, que ce soit dans le bonheur ou dans le châtiment. ʿUmar — qu’Allah l’agrée — explique : « Le vertueux avec le vertueux au Paradis, le pervers avec le pervers en Enfer. » C’est aussi l’opinion d’al-Ḥasan, de Qatâda et de la majorité. D’autres ont dit : « Les âmes des croyants seront appariées aux houris, celles des mécréants aux démons » ; ce qui, en substance, rejoint la première explication.
Et Il dit encore : « Huit zawj… » (6 : 143), puis