Réfléchis encore à l’allusion faite au départ et à la marche derrière Lui — exalté soit-Il — qui suit immédiatement. Cela t’ouvrira une porte sur les secrets du tawḥîd, sur l’intelligence du Coran et sur la façon dont Allah — glorifié et exalté — traite les gens de Son unicité, ceux qui L’ont adoré Lui seul sans rien Lui associer. Vois, par contraste, le traitement réservé aux polythéistes : chaque communauté est partie avec la divinité qu’elle vénérait, l’a suivie et a été menée avec elle jusqu’au Feu.
La Seule Divinité véritable, quant à Elle, Se mit en marche et Ses alliés, Ses adorateurs, La suivirent. Gloire donc à Allah, Seigneur des mondes !
Les yeux des gens du tawḥîd se réjouissent ici-bas comme dans l’au-delà ; ils se séparent des autres précisément quand ceux-ci auraient le plus besoin d’eux.
Parmi les leçons à retenir figure ceci : la première parabole renferme l’idée de ténèbres — l’égarement et la perplexité que dissipe la guidance — tandis que la seconde évoque la peur, à l’opposé de la sécurité. Point donc de sécurité ni de guidée : 6 : 82 « Ceux qui ont cru sans mêler à leur foi la moindre injustice, ceux-là auront la sécurité et ils sont bien guidés. »
Ibn ‘Abbâs et d’autres Anciens ont dit : l’image de ces gens dans leur hypocrisie est celle d’un homme qui, par une nuit noire au beau milieu du désert, allume un feu ; la clarté lui permet de voir alentour et d’éviter ce qu’il redoute. Soudain la flamme s’éteint ; il demeure dans l’obscurité, craintif et désemparé. Ainsi les hypocrites, en affichant la parole de la foi, mettent à l’abri leurs biens et leurs enfants, épousent les croyants, héritent d’eux et se partagent avec eux le butin : telle est leur lumière. Mais lorsqu’ils meurent, ils retournent aux ténèbres et à la peur.
Mujâhid a expliqué que l’illumination de leur lumière correspond à leur venue vers les musulmans et vers la guidance, tandis que son extinction renvoie à leur retour vers les polythéistes et vers l’égarement.
On a dit que cette illumination et cette extinction se produisaient dans ce monde ; d’autres les ont situées dans le barzakh, d’autres enfin au Jour de la Résurrection. L’opinion juste est qu’il en est ainsi dans les trois demeures : parce qu’ils se sont comportés ainsi ici-bas, ils sont traités dans le barzakh et au Jour du Jugement d’une manière qui reflète exactement leur état — rétribution parfaitement équitable ; « Ton Seigneur n’est point injuste envers les serviteurs. » Au jour du retour, il revient au serviteur précisément ce qu’il avait accompli en ce monde.
C’est pourquoi le Dernier Jour est appelé « Jour de la Rétribution » ; 17 : 72 « Celui qui était aveugle ici-bas sera aveugle dans l’au-delà et encore plus égaré quant à la voie » ; 19 : 76 « Allah accroît la guidée de ceux qui se laissent guider » ; et celui qui