d’une fatwā par laquelle le muftī contredit le jugement d’Allah et de Son Messager ; sauf s’il s’agit d’un mujtahid qui, se trompant, est alors exempté de tout péché.
Quant au répréhensible (makrūh), il englobe les passe-temps et jeux qui ne sont pas proprement interdits, ainsi que l’écriture de ce dont la rédaction n’apporte aucun bénéfice, ni pour ce bas-monde ni pour l’au-delà.
Relève du recommandé : consigner tout ce qui profite à la religion ou sert l’intérêt d’un musulman ; faire le bien de sa main en aidant un artisan, en exécutant une tâche pour un maladroit, en versant l’eau de son seau dans celui de la personne qui puise, en chargeant pour autrui une monture ou en la tenant le temps qu’il s’y installe, ou encore en lui prêtant sa main pour ce dont il a besoin, et tout ce qui y ressemble. De cette catégorie relève aussi le fait de toucher de la main le Rukn – l’angle de la Kaʿba où se trouve la Pierre noire – durant le tawāf ; quant à l’embrasser après l’avoir touché, deux avis sont rapportés.
Est simplement permis tout acte qui n’entraîne ni dommage ni récompense.
Relève de la marche obligatoire : se rendre à la prière du vendredi et aux prières en congrégation — selon l’opinion la plus solide, étayée par plus d’une vingtaine de preuves citées ailleurs —, effectuer à pied le tawāf obligatoire autour de la Maison, parcourir l’espace entre Safā et Marwa à pied ou monté, se déplacer pour se soumettre au jugement d’Allah et de Son Messager quand on y est convié, aller visiter sa parenté, honorer ses parents, se rendre aux cercles de science dont l’acquisition est obligatoire, et partir à pied pour le ḥajj lorsque la distance est courte et qu’il n’en résulte aucune gêne.
Est illicite le fait de marcher vers une désobéissance à Allah ; ces pas appartiennent aux « fantassins » de Satan. Allah — exalté soit-Il — dit : « …et aiguillonne contre eux ta cavalerie et ton infanterie » (17 : 64). Muqātil «1» a dit :