La perfection appartient donc, en cette hypothèse, au Seigneur parfait, dispensateur de la perfection à autrui. Or, si l’on retenait la première éventualité, il s’ensuivrait que chacun des deux accorde à l’autre les attributs de la perfection ; cela impliquerait que chacun exerce une influence sur l’autre, de sorte que chacun serait l’agent de l’autre, doué de science, de puissance et de vie. Cette circularité est impossible, comme il a été démontré. Il est donc établi que Son attribution des qualités de perfection Lui est nécessaire et qu’il est impossible qu’Il en soit jamais privé ; tel est précisément ce qu’il convenait de prouver.
Quatrième aspect : on répondra à ceux-ci que votre affirmation selon laquelle ces deux notions s’opposent comme privation et possession n’est qu’une convention terminologique que vous avez adoptée. En vérité, tout ce qui est dépourvu de vie est appelé « mowât » ou « mort ». Le Très-Haut a dit : « Ceux qu’ils invoquent en dehors d’Allah ne créent rien, alors qu’eux-mêmes sont créés ; morts, dépourvus de vie. » (Cor. 16 : 20-21). Il a ainsi qualifié d’« morts » les idoles inertes, et l’on nomme également « morte » la terre, selon la parole du Prophète – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui : « Quiconque revivifie une terre morte en devient propriétaire. »