Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

Ainsi, aucun d’eux ne serait puissant ; il est donc établi qu’il est impossible que chacun d’eux dispose de la puissance lorsqu’il est seul. Et si l’un et l’autre n’acquéraient la puissance qu’au moment de leur réunion, chacun deviendrait alors la cause qui rend l’autre puissant : celui-ci ne serait puissant que par la puissance que l’autre lui confère, et celui-là ne le serait qu’à la faveur de l’aptitude que le premier lui accorde. Il en résulterait que chacun influe sur l’autre, ce qui constitue une circularité entre agents et causes ; or cette circularité est nécessairement impossible et reconnue comme telle, pour de multiples raisons, par l’unanimité des esprits rationnels, car il est impossible qu’une chose agisse sur elle-même : comment, à plus forte raison, agirait-elle sur son propre agent ?

De plus, l’agent est, par essence, antérieur à son effet ; il faudrait donc que celui-ci fût, par essence, antérieur à celui-là, et que celui-là fût, par essence, antérieur à celui-ci, de sorte qu’une chose se trouverait antérieure à elle-même par deux degrés. Ainsi, de même que la circularité est impossible quant à la cause, elle l’est tout autant quant à la perfection même de son agir ; et, de même que la régression à l’infini est impossible dans l’ordre des causes, elle l’est également dans la totalité de leur efficience.

Il en va toutefois autrement de la circularité concomitante au sein des effets : celle-ci est admise par l’unanimité des gens de raison. Quant à la régression à l’infini touchant les effets, elle fait l’objet d’une controverse célèbre. Toutes ces questions sont exposées en détail dans d’autres ouvrages.

L’objectif, ici, est de montrer que la perfection exempte de toute déficience, possible pour l’existant, est nécessaire au Nécessaire-d’existence et inséparable de Lui ; il est inconcevable qu’elle Lui fasse défaut alors qu’elle est possible pour un être contingent. Elle ne saurait donc être simplement possible, susceptible d’être ou de ne pas être, car, dans ce cas, Il dépendrait d’un autre pour l’acquérir : soit chacun des deux accorderait à l’autre la perfection, soit ce second seul serait le donateur ; et, dans cette dernière hypothèse, cet autre, doté d’attributs

فلا يكون واحد منهما قادرا فثبت أنه يمتنع كون كل منهما قادرا حين الانفراد وإن لم يكن واحد منهما قادرا إلا عند الاجتماع كان كل منهما مؤثرا في جعل الآخر قادرا فلا يكون هذا قادرا إلا بأقدار الآخر له ولا هذا قادرا إلا بأقدار الآخر له فيلزم كون كل منهما مؤثرا في الآخر وهذا هو الدور في الفاعلين والعلل وهو ممتنع بالضرورة واتفاق العقلاء من وجوه كثيرة فإن كون الشيء فاعلا لنفسه ممتنع فكيف يكون فاعلا لفاعله ولأن الفاعل متقدم بذاته على المفعول فيلزم تقدم هذا بذاته على هذا وهذا بذاته على هذا فيلزم تقدم الشيء على نفسه بدرجتين والدور كما هو ممتنع في المؤثر فهو ممتنع في تمام كونه مؤثرا كما أن التسلسل لما امتنع في المؤثر امتنع في تمام كونه مؤثرا وهذا بخلاف الدور المعي في الآثار فإنه جائز باتفاق العقلاء وأما التسلسل في الآثار ففيه نزاع مشهور وهذه الأمور كلها مبسوطة في غير هذا الموضع والمقصود هنا أن الكمال الذي لا نقص فيه الممكن للموجود هو واجب لواجب الوجود لازم له لا يجوز أن يكون ممتنعا عليه مع كونه ممكنا للموجود فلا يجوز أن يكون ممكن الوجود والعدم لأنه حينئذ يفتقر في اتصافه به إلى غيره لأنه إما أن يكون كل منهما معطيا للآخر الكمال وإما أن يكون هذا الثاني هو المعطي فإن كان هذا فذلك الغير المتصف بصفات

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies