Il faut également savoir que Fakhr ad-Dîn ar-Râzî et ses disciples se montrent hésitants dans cette argumentation et dans d’autres analogues : tantôt ils se placent aux côtés des théologiens spéculatifs (ahl al-kalâm), tantôt ils rejoignent les philosophes. C’est pourquoi il invoque cette même preuve dans l’ouvrage qu’il a composé sur la magie, l’invocation des astres et l’adoration des idoles qui en découle. Il y déclare : « Voici le résumé de ce qui nous est parvenu au sujet de la science des talismans, des sortilèges, des incantations et de l’invocation des astres, tout en me désolidarisant de tout ce qui contredit la Religion et ébranle la certitude. »
Il dit, dans la première dissertation relative à l’établissement des principes généraux de cette science — laquelle comporte plusieurs chapitres — :
Chapitre premier : Définition des talismans et examen général de la question.
Le talisman est la science des états résultant de la combinaison des forces célestes actives et des forces terrestres passives, afin de permettre la manifestation de ce qui sort de l’ordinaire ainsi que des délices qui s’accordent avec celle-ci.
Et il ajoute : « L’approfondissement de cette question exige l’exposé de deux positions, la première… »