Le hadith authentique rapporté par Muslim et d’autres se formule ainsi :
« Allah – Très-Haut – dit : “La Grandeur (al-ʿaẓama) est Mon manteau et la Majesté (al-kibriyâ’) est Mon vêtement ; quiconque Me dispute l’un de ces deux attributs, Je le châtierai.” »
Ibn ʿArabî, Ibn Sabʿîn et d’autres encore, parmi les soufis considérés comme athées, ont suivi cette voie ; jointe aux innovations et aux formes d’impiété qu’ils y ont mêlées, elle les a conduit à la doctrine du ḥulûl (immanence) et de l’ittiḥâd (union panthéiste).
Al-Mâzarî et d’autres savants ont reproché à Abû Ḥâmid ce qu’il a avancé au sujet du « takhalluq » et sont allés si loin dans leur réfutation qu’ils ont déclaré : « Il n’existe aucun Nom d’Allah dont le serviteur puisse se revêtir. »
C’est pourquoi Abû l-Ḥakam Ibn Barjân a délaissé cette expression pour celle de « taʿabbud » (s’astreindre à l’adoration), la discussion détaillée à ce propos appartenant à un autre lieu. En effet, parmi les Noms et Attributs divins, il en est que le serviteur est loué d’adopter – tels la science, la miséricorde, la sagesse, etc. – tandis qu’il en est d’autres dont il est blâmable de se parer, comme la divinité (al-ilāhiyya), la contrainte hautaine (at-tajabbur) et l’orgueil (at-takabbur).