Je dis :
Son propos : « هو الذي يقتديه نفس الشيء الذي هو إله في فعلها » signifie que c’est le même adorateur – le mutaʾallih – qui l’imite dans ses actes.
Et son propos : « وتحرك الجسد الذي هي فيه على شاكلة إرادته بحسب مشيئته وتحريكه فكان المتعلم يسمى معلمه الذي يقتدي به إلها وربا » montre qu’il agit par désir de lui ressembler ; l’âme dispose donc de son corps de façon conforme à la volonté de l’objet d’adoration et à son image, selon le vouloir et l’impulsion de cet ilâh. Il a ainsi établi que celui qui divinise se comporte comme le fait son ilâh ; son ilâh lui commande, de sorte qu’il veut et meut son corps selon la volonté et l’impulsion de cet ilâh. Il a ensuite comparé cela à l’élève vis-à-vis du maître qu’il imite et dont il suit les ordres pour lui ressembler, le considérant, à leurs yeux, comme son ilâh et son Seigneur. C’est semblable au disciple avec son professeur ; son ultime objectif est d’être à l’image d’une communauté par rapport à son Prophète, l’imitant et obéissant à son commandement.
Ce qu’il rapporte d’eux concorde avec ce que tous les autres ont rapporté : pour eux, la philosophie consiste à ressembler à l’Ilâh autant que possible. Il a en outre donné au terme « Dieu » un autre sens : l’agent invisible qui possède un pouvoir, et il a, d’après cette interprétation, considéré les anges comme les « ilâhs ». Il a expliqué que, dans ce qu’ils appellent la science théologique, ils traitent d’abord du genre des ilâhs, puis des attributs du Dieu suprême, le Ilâh des ilâhs. Ainsi, la divinité, pour ces gens, est une réalité partagée entre Allah, les anges, les maîtres et ceux que l’on imite ; mais