C’est donc une notion relative par rapport à celui pour qui il constitue un ilâh. En effet, l’âme de l’être dont il est l’ilâh le prend pour modèle dans ses actes, et fait mouvoir le corps qu’elle habite selon sa volonté, son bon plaisir et l’impulsion qu’il lui confère. Aussi l’élève en venait-il à appeler son maître, qu’il imitait, « ilâh » et « Seigneur ». Il en ressort également que l’ilâh est l’agent invisible qui détient sur les hommes autorité et puissance, tandis qu’eux ne possèdent aucun pouvoir sur lui.
Il dit :
« Les âmes, d’après leur doctrine, sont des agents invisibles ; elles disposent d’un pouvoir sur les hommes, mais les hommes possèdent aussi un certain pouvoir sur elles : les âmes humaines se nuisent mutuellement et les unes dominent les autres. Par là, ils visaient les anges spirituels, mentionnés auparavant dans le Livre de l’Âme, et nous compléterons ici l’examen de cette question. Ainsi, la science de la théologie est celle par laquelle on connaît, de manière absolue, les attributs de l’ilâh, puis les attributs du Ilâh des ilâhs et du Seigneur des seigneurs. » Telle est sa formulation.