envers Allah et Son Messager. En vérité, Allah n’a jamais agréé d’autre religion que l’islam, celle qu’Il a envoyée avec Muhammad — qu’Allah prie sur lui et le salue. Jamais Allah ni Son Messager n’ont accepté d’aucune créature une religion autre que celle-ci, même s’il ne leur fut pas ordonné, au début, de combattre les gens, en raison de la faiblesse et du petit nombre des musulmans.
C’est la raison pour laquelle, lorsque les Anṣâr demandèrent au Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui —, la nuit d’al-‘Aqaba, après lui avoir prêté serment d’allégeance, la permission de se battre, il leur répondit : « Je n’en ai pas encore reçu l’ordre. » Puis, lorsque le combat fut prescrit, certains le trouvèrent pénible, et Allah — Exalté soit-Il — révéla :
« N’as-tu pas vu ceux auxquels il avait été dit : “Reteignez vos mains, accomplissez la prière et acquittez la zakât” ? Puis, lorsqu’il leur fut prescrit de combattre, voilà qu’un groupe d’entre eux craint les gens comme on craint Allah, voire d’une crainte plus vive encore, et ils dirent : “Seigneur ! Pourquoi nous as-Tu prescrit le combat ? Si seulement Tu nous avais accordé un délai jusqu’à un terme rapproché !” Dis : “La jouissance de ce bas-monde est bien peu de chose, et l’Au-delà est meilleur pour celui qui craint pieusement ; et vous ne serez lésés en rien, fût-ce du poids d’un fil de noyau de datte.” »
(Sourate an-Nisâ’, 77)
Le développement complet de ce verset trouvera sa place ailleurs.
Ce qui nous importe ici est d’aborder la question des philosophes. Le mot « philosophie » est d’origine grecque et signifie « amour de la sagesse » ; le philosophe, dans leur langue, est donc « l’ami de la sagesse ». Ils disent aussi sophistía, c’est-à-dire « sagesse fallacieuse », terme qui, dans les langues, s’est répandu sous la forme « sophisme », autrement dit « sagesse trompeuse ».
Quant à ce qu’affirment certains rapporteurs des doctrines des hommes — à savoir qu’il y aurait eu, en tel temps, un homme nommé « Sofista » et que lui et ses disciples niaient toutes les réalités, lesquels auraient été répartis en quatre groupes : l’un niant catégoriquement l’existence des réalités ; un autre niant la possibilité de les connaître et soutenant qu’aucun être ne possède de science sur quoi que ce soit ; un troisième restant dans l’abstention et déclarant « Nous ne savons pas », qu’on appelle les « ignorants volontaires » ou les « agnostiques » ; et un quatrième faisant dépendre les réalités des croyances de chacun, de sorte que quiconque croit quelque chose est, en soi, conforme à ce qu’il croit — un tel récit, pris à la lettre, est faux. Il n’existe dans le monde aucune secte connue professant de manière globale l’une quelconque de ces opinions, pas plus qu’il n’existe d’homme appelé « Sofista ».