« Assiégez-les et guettez-les dans chaque embuscade ; puis, s’ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la zakât, alors laissez-leur le passage libre » (Sourate at-Tawba, 5).
Ce verset est appelé « l’Ayat as-Sayf » (le Verset du Sabre) ; Allah y ordonne de combattre les polythéistes et les Gens du Livre jusqu’à ce qu’ils acquittent la jizya de leurs propres mains, dans l’humiliation.
C’est pourquoi Il a dit dans la sourate al-Fatḥ :
« Vous serez appelés à affronter un peuple doté d’une force redoutable ; vous les combattrez ou ils embrasseront l’Islam » (Sourate al-Fatḥ, 16).
Il s’agit des Byzantins et des Perses, dont la puissance dépassait celle des Arabes ; il est donc inéluctable de les combattre ou qu’ils se convertissent. Lorsqu’on les combat, on les combat jusqu’à ce qu’ils versent la jizya de leurs propres mains, abaissés, contrairement à la période antérieure au verset de la jizya, où l’on combattait parfois et où l’on concluait parfois des pactes sans jizya, comme le fit le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — avec les Juifs et les polythéistes. Lors de l’année de al-Hudaybiya, l’ordre fut de combattre celui qui combattait ou de conclure une trêve ; après cela, l’injonction fut de combattre ceux qui combattent ou embrassent l’Islam. Il n’a pas dit « ou qu’ils se convertissent », car le sens aurait alors été « jusqu’à ce qu’ils se convertissent », et le combat n’aurait pas été imposé jusqu’à ce point ; en vérité, dès qu’ils s’acquittent de la jizya de leurs propres mains, humiliés, ils ont subi le combat prescrit.
Les savants ont ensuite divergé, après la révélation du verset de la jizya, pour savoir si elle doit être prélevée sur les gens de