Jusqu’à ce qu’il dise :
« Quant à la seconde prémisse, il s’agit de la prémisse du caractère nécessaire (wujûb) et du caractère possible (imkân). Cette prémisse atteint le summum de la noblesse et de l’élévation ; elle constitue la limite ultime des intelligences des gens doués de raison. Ils disent : “Tout existant est soit nécessaire, soit possible ; or le possible a impérativement besoin d’un nécessaire, et ce nécessaire doit être nécessaire par Son Essence et par Ses attributs, car s’Il était possible, Il dépendrait d’une autre cause.” »
Il aborda ensuite la première prémisse, puis poursuivit : « Quant à la seconde, son caractère nécessaire s’étend à l’ensemble de Ses attributs négatifs comme affirmatifs. » Ils disent : « La preuve en est que, si Son Essence suffit à établir cet attribut, il est obligatoire que cet attribut demeure avec la durée de l’Essence ; et si Son Essence n’y suffit pas, alors Son Essence, relativement à cet attribut, dépendrait d’un autre. Or il faut, dans cet “autre”, remonter jusqu’au Nécessaire par Essence ; il s’ensuit ce que nous avons mentionné, à savoir que de la permanence de Son Essence découle la permanence de cet attribut. »
Il ajouta ensuite : « Le philosophe affirme que la raison pour laquelle Il exerce une influence sur autre que Lui est soit Son Essence, soit les nécessités de Son Essence ; dès lors, la permanence de Son Essence implique la permanence de Son efficience et la permanence de Son effet. Quant au théologien, il dit : lorsque le caractère nécessaire est établi dans… » (la phrase reste inachevée).