Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

On dira donc : il s’agit là de réalités déterminées, non d’universaux. Or, si l’âme subsiste par la subsistance de ce qu’elle connaît, l’objet de connaissance vraiment subsistant, éternel de toute éternité, dont la permanence et l’antériorité ne souffrent aucun doute, c’est le Seigneur des mondes ; dès lors, le bonheur et la perfection résident dans Sa connaissance et dans Son adoration. Telle est la science suprême : la science du Très-Haut. La science, en vérité, n’est pas la connaissance d’un « être absolu » et de ses divisions, comme le prétendent ceux-ci et leurs émules — au point que Fakhr ad-Dîn ar-Râzî et d’autres l’ont introduite dans les fondements du fiqh —, eux qui renvoient, par voie de démonstration, à cette prétendue « science supérieure » qui scrute l’existence et ses appendices.

Nous avons, ailleurs, amplement traité de leurs propos relatifs à la définition (al-ḥadd) et à la démonstration, et exposé la position des dialecticiens musulmans au sujet de la définition : son but est de distinguer la chose définie de ce qui ne l’est pas. Elle vise à détailler ce que le nom indique de manière globale, qu’il s’agisse d’une définition concernant un nom — la définition au regard du terme — ou d’une définition concernant un existant — la définition au regard de la réalité. Une telle définition s’établit selon l’usage, de façon à correspondre à la chose définie, tant dans le général que dans le particulier ; l’existence de l’une implique alors l’existence de l’autre, et son absence, son absence. La définition devient ainsi applicable et réciproque, tout comme le nom l’est avec la chose nommée.

Quant à leur prétention selon laquelle la définition permettrait de connaître hors de l’esprit l’essence même de la chose définie, et qu’elle serait constituée d’attributs intrinsèques entrant dans une structure de genre et de différence spécifique, les dialecticiens musulmans ont montré, sous divers angles, l’erreur de cette conception, comme nous l’avons expliqué ailleurs. Nous y avons également précisé que leur affirmation voulant que l’homme soit composé de genre et de différence n’est correcte que si l’on vise la composition de la notion dans l’esprit ; car lorsque l’homme se représente intérieurement un « animal raisonnable », ce qu’il conçoit est bel et bien formé de l’un et de l’autre, même si

فيقال: هذه أمور معينة لا كلية فإذا كانت النفس تبقى ببقاء معلومها فالمعلوم الباقي الأزلي الأبدي الذي لا ريب في بقائه وقدمه وهو رب العالمين فالسعادة والكمال في معرفته وعبادته وهذا هو العلم الأعلى الذي هو علم بالرب الأعلى ليس العلم هو العلم بوجود مطلق وأقسامه كما قوله هؤلاء ومن تبعهم حتى أدخل ذلك في أصول الفقه الرازي ونحوه ويحيلون بالبرهان على العلم الأعلى الناظر في الوجود ولواحقه. وقد بسطنا الكلام في غير هذا الموضع على كلامهم في الحد والبرهان وبينا ما عليه نظار المسلمين في الحد وأن المقصود به التمييز للمحدود من غيره فمقصوده تفصيل ما دل عليه الاسم بالإجمال سواء كان حد الشيء اسم وهو الحد بحسب الاسم أو لشيء موجود وهو الحد بحسب الحقيقة وهذا الحد يحصل بالعرف المطابق للمحدود في العموم والخصوص بحيث يلزم من وجود أحدهما وجود الآخر ومن عدمه عدمه فيكون الحد مطردا منعكسا كالاسم مع المسمى. وأما ما يدعونه هم من أن الحد يحصل به معرفة حقيقة المحدود في الخارج وأنه يكون بالصفات الذاتية الداخلة في الحدود المركبة من الجنس والفصل فهذا مما تكلم نظار المسلمين على خطئهم فيه من وجوه كما بيناه في موضعه وبينا أن قولهم إن الإنسان مركب من الجنس والفصل إن أريد به تركيب ما في الذهن فهذا صحيح فإن الإنسان إذا تصور في نفسه حيوانا ناطقا كان ما تصوره مركبا من هذا وهذا وإن

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