Comme Allâh, exalté soit-Il, a dit :
« Vous informerai-Je sur qui descendent les démons ? Ils descendent sur tout grand menteur, pécheur. »
(Sourate ash-Shu‘arâ’, v. 221-222).
Lorsqu’un homme compte parmi les alliés d’Allâh, parmi les pieux qui obéissent à Allâh et à Son Messager, les démons s’enfuient loin de lui ; ses auxiliaires sont alors les soldats d’Allâh, composés des anges, des djinns croyants et d’autres encore. Il arrive même que les démons obéissent au walî d’Allâh dans certains ordres relevant de l’obéissance à Allâh et à Son Messager, par vénération et respect pour lui, non par obéissance envers Allâh et Son Messager ; cela se produit fréquemment. Toutefois, les djinns et les démons n’ont jamais été placés sous une sujétion absolue sauf pour Sulaymân – sur lui la paix. Ces questions sont développées ailleurs.
Le propos, ici, est que ces philosophes prennent souvent pour des réalités extérieures les notions intelligibles formées dans l’esprit ; ce constat est prédominant chez eux et revient abondamment dans leurs discours. Celui qui y prête attention découvre la source de leur erreur dans nombre de leurs prétentions, bien qu’ils possèdent raison, réflexion et une forme de supériorité vis-à-vis de leurs propres disciples, non vis-à-vis des disciples des Messagers.
Les sciences qu’ils maîtrisaient étaient la médecine et le calcul ; aussi leurs propos sur les sciences naturelles sont-ils nombreux et, pour l’essentiel, pertinents, de même que leurs traitements mathématiques, qu’il s’agisse de la quantité discrète ou de la quantité continue. En revanche, ils divergent largement dans l’astronomie concernant les mouvements des astres et leurs dimensions, et, plus largement, dans l’ensemble de leurs disciplines : ils sont en réalité la faction la plus marquée par la divergence.
Ainsi, lorsque Abû ‘Abdillâh ar-Râzî déclare : « Les philosophes sont unanimes », il n’entend par là que ce qu’Ibn Sînâ a exposé dans ses ouvrages, de même que les paroles des péripatéticiens, disciples d’Aristote ; quant au reste, les philosophes se divisent en de nombreuses catégories. Abû al-Hasan al-Ash‘arî a d’ailleurs mentionné dans son livre