Dans le Ṣaḥīḥ, il est rapporté qu’Abû Hurayrah dit au Messager d’Allâh :
« Ô Messager d’Allâh, quelles gens seront les plus heureux grâce à ton intercession, au Jour de la Résurrection ? »
Il répondit :
« Ô Abû Hurayrah, j’étais persuadé que personne ne me questionnerait à ce sujet avant toi, tant j’ai constaté ton ardeur pour le ḥadith. Les gens les plus heureux de mon intercession, le Jour de la Résurrection, seront ceux qui auront proclamé : “Lâ ilâha illâ Allâh”, avec une sincérité pure provenant de leur cœur. »
Ainsi, le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — a clairement montré que les plus heureux de son intercession dans l’Au-delà sont ceux qui manifestent le plus d’ikhlâṣ envers Allâh et réalisent le tawḥîd dans leur religion.
Car quiconque prétend intercéder auprès d’Allâh sans Sa permission ferait, par la raison, de l’intercesseur un associé pour Lui. C’est d’ailleurs pour cela que l’intercesseur (ash-shafîʿ) est ainsi nommé : il se « joint » (yashfaʿu) au demandeur, comme l’a dit le Très-Haut :
« Quiconque intercède d’une bonne intercession en recevra une part, et quiconque intercède d’une mauvaise intercession en portera une charge. » (Sourate an-Nisâ’, v. 85)
Ainsi, toute personne qui aide autrui dans une affaire est son intercesseur ; or, l’intercesseur, auprès d’une créature, provoque chez elle un mouvement qui modifie son choix et devient associé à elle dans ce qui est demandé, tandis qu’Allâh est exalté au-dessus de toute association semblable.