Et Allâh – exalté soit-Il – a dit :
« Craignez un Jour où nulle âme ne pourra acquitter quoi que ce soit pour une autre, où aucune intercession ne sera acceptée d’elle, où aucune compensation ne sera prise d’elle, et ils ne seront point secourus. »
(Sourate al-Baqarah, v. 48)
Les gens, s’agissant de l’intercession, se divisent en trois opinions :
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Les polythéistes, les chrétiens et les innovateurs parmi ceux qui vouent un culte exagéré aux cheikhs et autres assimilent l’intercession de ceux qu’ils magnifient auprès d’Allâh à l’intercession usuelle en ce bas-monde.
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Les Muʿtazilites et les Khâridjites ont nié l’intercession de notre Prophète Muḥammad – que les prières et les salutations d’Allâh soient sur lui – en faveur des gens auteurs de grands péchés.
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Quant aux gens de la Sunna et du Consensus, ils reconnaissent l’intercession de notre Prophète – que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui – pour les grands pécheurs, ainsi que l’intercession d’autres que lui ; toutefois, nul ne pourra intercéder avant qu’Allâh n’en donne la permission et ne lui assigne une limite, ainsi qu’il est rapporté dans le ḥadith authentique de l’intercession :
Ils se rendront d’abord auprès d’Âdam, puis de Noé, puis d’Ibrâhîm, ensuite de Mûsâ et enfin de ʿÎsâ. Celui-ci leur dira : « Allez auprès de Muḥammad, car il est un serviteur à qui Allâh a pardonné ses fautes passées et futures. » Le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – rapporte alors :
« Ils viennent donc à moi. Je pars, et lorsque je vois mon Seigneur, je tombe prosterné devant Lui ; je Le loue par des éloges qu’Il m’inspire et que je ne maîtrise pas à présent. Puis Il dira : “Ô Muḥammad, relève ta tête, parle : tu seras entendu ; intercède : ton intercession sera agréée.” Je dirai : “Ô Seigneur, ma communauté !” Il me fixera alors une limite, et j’introduirai ces gens-là au Paradis. Puis je reviens, je me prosterne, et Il me fixe de nouveau une limite. »
Il mentionna cela à trois reprises.