C’est pourquoi la toute première sourate qu’Allah révéla à Son Messager Muhammad — que les prières et la paix d’Allah soient sur lui — fut :
« Lis, au Nom de ton Seigneur qui a créé,
Il a créé l’homme d’une adhérence.
Lis ! Ton Seigneur est le Très-Généreux,
Lui qui a enseigné au moyen de la plume,
Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. »
(Sourate al-ʿAlaq, 1-5)
Dans cette sourate — dont il est établi de façon authentique qu’elle fut le premier passage révélé du Coran — Il, exalté soit-Il, affirme qu’Il est Celui qui fait exister les quatre modalités d’existence. Il mentionne d’abord l’existence ontique, l’existence véritable subsistant par elle-même ; Il généralise la création puis spécifie l’être humain en disant :
« Lis, au Nom de ton Seigneur qui a créé — Il a créé l’homme d’une adhérence. »
Puis Il rappelle les trois autres existences qui correspondent à celle-ci ; Il généralise de nouveau avant de particulariser et dit :
« Lis ! Ton Seigneur est le Très-Généreux, Lui qui a enseigné au moyen de la plume, Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. »
Il évoque ainsi la science de façon générale, puis Il a réservé l’enseignement à l’homme. Il précise qu’Il a enseigné « par la plume », c’est-à-dire par l’écriture ; or l’écriture correspond à la parole articulée, et la parole correspond à la signification qui réside dans le cœur. En effet, l’écriture, en elle-même, n’indique pas directement le sens ; elle ne fait qu’indiquer l’énoncé qui, lui, renvoie à la signification.
De là, celui qui ignore la langue de l’auteur d’un texte, s’il lit un écrit en arabe alors que sa langue est le persan et qu’il ne connaît pas la signification de la langue persane, ne saisira pas le sens, car l’écriture ne renvoie au sens que par l’intermédiaire de la parole.
Ainsi, lorsque ces gens disent : « L’universel naturel existe à l’extérieur », tout comme on dit que