Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

comme lorsqu’Il dit :
« Informe-les que l’eau est partagée entre eux. »
(Sourate al-Qamar, 28)
ainsi que Sa Parole :
« Pour chacune de ces portes, une part déterminée leur est assignée. »
(Sourate al-Hijr, 44)
et encore :
« C’est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie d’ici-bas. »
(Sourate az-Zukhruf, 32)
Relève également de cette acception le chapitre du « partage » (qisma) dont traitent les juristes, tel le partage des successions, du butin et du fay’ – qu’il s’agisse de biens immobiliers ou mobiliers – entre les associés ; chacun reçoit alors, dans la réalité concrète, une portion distincte de celle qui revient à l’autre.

Jâbir rapporte :
« Le Messager d’Allâh – que les salutations et la paix soient sur lui – a statué le droit de préemption (shufʿa) tant que le bien n’a pas été partagé ; mais lorsque les limites sont fixées et les voies réparties, il n’y a plus de préemption. »

C’est pourquoi les premiers grammairiens disaient : « La parole (al-kalâm) se divise en nom, verbe et particule », comme l’ont rapporté, entre autres, Ibn Jinnî, az-Zajjâjî – l’auteur du « Jumal » – et d’autres encore. Certains auteurs tardifs, tel al-Kazûlî, auteur des « Qawânîn an-Nahwiyya », ont contesté cette formulation en disant : « Tout genre ne se divise qu’en ses espèces ou en les individus de ses espèces ; le nom du tout supérieur doit s’appliquer aux espèces et à leurs individus, faute de quoi elles ne sauraient constituer ses divisions. »

De même, Abû al-Baqâ’ le grammairien a repris cette objection adressée à Ibn Jinnî et a répondu que son intention portait sur les « parties » du discours et ce qui leur est analogue.

Or, cette objection est dénuée de valeur ; car ce que ces maîtres visaient relève de la division conceptuelle : la division de l’universel, conçu dans l’intellect, en ses espèces et en les individus de ces espèces. Quant à la division sensible, existant concrètement à l’extérieur, elle correspond au partage

{وَنَبِّئْهُمْ أَنَّ الْمَاءَ قِسْمَةٌ بَيْنَهُمْ} (سورة القمر ٢٨) وقوله: {لِكُلِّ بَابٍ مِنْهُمْ جُزْءٌ مَقْسُومٌ} (سورة الحجر ٤٤) وقوله: {نَحْنُ قَسَمْنَا بَيْنَهُمْ مَعِيشَتَهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا} (سورة الزخرف ٣٢) ومنه باب القسمة التي يذكرها الفقهاء كقسمة المواريث والغنائم والفيء من عقار ومنقول بين المشتركين فيه فيحصل لكل واحد جزء من المقسوم موجود في الخارج غير الجزء الحاصل للشريك الآخر. وقد قال جابر: "قضى رسول الله صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بالشفعة فيما لم يقسم فإذا وقعت الحدود وصرفت الطرق فلا شفعة" . ولهذا كان قدماء النحاة يقولون: الكلام ينقسم إلى اسم وفعل وحرف كما ذكره غير واحد منهم ابن جني والزجاجي صاحب الجمل وغيرهما فاعترض عليهم بعض المتأخرين كالكزولي صاحب القوانين النحوية وقال: كل جنس قسم إلى أنواعه أو أشخاص أنواعه فاسم المقسوم الأعلى صادق على الأنواع والأشخاص وإلا فليست أقساما له. وكذلك أبو البقاء النحوي ذكر هذا فيما اعترض به على ابن جني وأجاب أن مراده أجزاء الكلام ونحو ذلك. وليس هذا الاعتراض بشيء فإن ما ذكره هؤلاء إنما هو في القسمة العقلية وهو قسمة الكل الذي يكون كليا في العقل إلى أنواعه وأشخاص أنواعه وأما القسمة الحسية الموجودة في الخارج فهو قسمة

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