Dans un autre ḥadith rapporté par an-Nassâ’î et d’autres, d’après ‘Ammâr ibn Yâsir – qu’Allah l’agrée –, le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – disait dans son invocation :
« Ô Allah, par Ta science de l’invisible et Ton pouvoir sur la création, fais-moi vivre tant que la vie est un bien pour moi, et fais-moi mourir lorsque la mort sera un bien pour moi. Ô Allah, je Te demande la crainte révérencielle dans le secret comme au grand jour ; je Te demande la parole de vérité dans la colère comme dans l’agrément ; je Te demande la juste mesure dans l’aisance comme dans la pauvreté ; je Te demande un bienfait qui ne s’épuise pas ; je Te demande une réjouissance de l’œil qui ne s’interrompt pas ; je Te demande la satisfaction après Ton décret ; je Te demande la douceur du vivre après la mort ; je Te demande la volupté de contempler Ton Visage et l’ardent désir de Te rencontrer, sans calamité nuisible ni épreuve égarante. Ô Allah, pare-nous de l’ornement de la foi et fais de nous des guides bien guidés. »
De même qu’il n’existe, en ce bas monde, aucune jouissance supérieure à celle de la connaissance d’Allah, de Son rappel et de Son adoration, ainsi le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – disait :
« On m’a fait aimer, parmi les choses de votre monde, les femmes et le parfum, et la prunelle de mes yeux a été placée dans la prière. »
Telle est bien la formulation exacte du ḥadith ; il n’a pas dit : « Trois choses m’ont été rendues aimables », car ce qu’on lui a rendu aimable de ce bas monde se limite à deux, tandis que la prunelle de ses yeux fut placée dans la prière, qui est plus sublime que ces deux-là, et il ne l’a pas comptée parmi les choses d’ici-bas.
Dans un autre ḥadith, il est dit : « Lorsque vous passez par les jardins du Paradis, faites-y halte. » On demanda : « Quels sont les jardins du Paradis ? » Il répondit : « Les cercles de rappel (dhikr). »
C’est pourquoi le verset le plus grand du Coran est le Verset du Trône (Âyat al-Kursî), comme il est établi