ou bien ils nient la résurrection des âmes et leur subsistance après la mort, ne reconnaissant que la subsistance du seul corps, comme le soutiennent nombre de théologiens récents dans l’Islam.
En ce qui concerne le retour après la mort (al-maʿâd), les fils d’Adam ont exprimé quatre opinions :
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La première consiste à affirmer la résurrection du corps et de l’âme ensemble. L’âme qui se sépare du corps – qu’ils appellent l’âme rationnelle (an-nafs an-nâṭiqa) – jouit des délices ou subit le châtiment après la séparation, puis Allah la rattache, lors de la Grande Résurrection, au corps. Tel est l’avis des Compagnons, de leurs Successeurs bien guidés et de l’ensemble des imâms des musulmans ; c’est ce qu’attestent le Livre et la Sunna. Certes, ils ne décrivent pas l’âme avec les attributs que lui prêtent les philosophes, mais ils lui reconnaissent, après la mort, mouvement, subsistance, et tout ce qu’indiquent les textes prophétiques et les traditions des Pieux Prédécesseurs.
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La seconde opinion affirme la seule résurrection du corps. C’est la position de nombreux théologiens parmi les jahmites, les qadarites, ainsi que de certains ashʿarites et autres. Ils fondent leur point de vue sur l’idée qu’il n’existe en nous aucune âme qui subsiste après la séparation d’avec le corps ; ils estiment que l’âme n’est qu’un accident inhérent au corps, tel que la vie, ou une partie du corps elle-même, comparable à l’air expiré ou inspiré. Ils nient donc que les âmes séparées des corps puissent être comblées de bienfaits ou subir un châtiment. Ceux d’entre eux qui reconnaissent le supplice de la tombe – tels certains ashʿarites et quelques muʿtazilites – prétendent qu’une vie est créée dans un membre du corps, lequel jouit alors de délices ou subit le châtiment ; toutefois, ils continuent de rejeter la subsistance de l’âme après la mort.