Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

Le propos ici est que le bonheur – qui constitue la perfection de l’allégresse, de la joie et de la délectation – n’est pas, en lui-même, la science, et il ne s’obtient pas par la seule acquisition du savoir ; la science n’en est qu’une condition indispensable. Il est impératif, en effet, de connaître Allah et Son ordre, comme l’a dit le Prophète – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – dans le hadith unanimement authentifié :

« Celui à qui Allah veut du bien, Il l’instruit dans la religion. »

Ainsi, quiconque Allah veut gratifier de bien, Il le dote nécessairement de compréhension religieuse ; celui qu’Il ne gratifie pas de cette compréhension, Il ne veut pas son bien. Toutefois, toute personne douée de compréhension religieuse n’est pas, pour autant, voulue pour le bien ; car, à la compréhension du dîn doit s’ajouter la mise en pratique. Le fiqh dans la religion est donc une condition pour accéder au succès ; il faut connaître le Seigneur – exalté soit-Il – et, à cette connaissance, joindre Son adoration. La félicité et la délectation résultent de cet ensemble, sans toutefois s’y confondre. Ils se sont trompés sur ces deux aspects – et cela, quand bien même leur conception de la science serait juste et suffisante ; que dire, alors, quand la réalité contredit leur prétention !

C’est pourquoi certains musulmans ont affirmé : « La foi est parole, acte et conformité à la Sunna. » Or, ceux-là ont exclu l’acte et n’ont pas observé les prescriptions des Prophètes ; ils ne possèdent qu’une forme de discours, insuffisante en soi et entachée d’erreurs. Ils prétendent que la perfection de l’âme consiste à devenir un monde intelligible correspondant au monde existant. De là, ils se sont divisés quant à sa subsistance après la mort en trois opinions, toutes trois attribuées à al-Fârâbî :

– Certains soutiennent que subsistent aussi bien l’âme savante que l’âme ignorante, comme l’affirment Ibn Sînâ et ses semblables ;
– d’autres disent que seule subsiste l’âme savante, parce qu’elle perdure par la permanence de ses connaissances, tandis que l’ignorante – dépourvue de connaissance durable – ne subsiste pas ;
– d’autres enfin avancent que toutes deux périssent à la mort ; telle est l’opinion des négateurs absolus, parmi eux et parmi d’autres, qui renient la résurrection des corps aussi bien que celle des âmes, ou renient la résurrection

والمقصود هنا أن السعادة التي هي كمال البهجة والسرور واللذة ليس هي نفس العلم ولا تحصل بمجرد العلم بل العلم شرط فيها بل لا بد من العلم بالله وبأمره كما قال النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ في الحديث المتفق على صحته: "من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين" فكل من أراد الله به خيرا فلا بد أن يفقهه في الدين فمن لم يفقهه في الدين لم يرد به خيرا وليس كل من فقهه في الدين قد أراد به خيرا بل لا بد مع الفقه في الدين من العمل به فالفقه في الدين شرط في حصول الفلاح فلا بد من معرفة الرب تعالى ولا بد مع معرفته من عبادته والنعيم واللذة حاصل بذلك لا أنه هو ذلك فغلطوا من هذين الوجهين هذا لو كان ما ذكروه من العلم حقا وكان كافيا فكيف والأمر بخلاف ذلك؟! ولهذا قال من قال من المسلمين: الإيمان قول وعمل ومتابعه للسنة وهؤلاء أخرجوا العمل ولم يلتزموا شرائع الأنبياء وإنما معهم نوع من القول لا يكفي مع ما فيه من الخطاء وهم يدعون أن كمال النفس أن تصير عالما معقولا مطابقا للعالم الموجود ولهذا تنازعوا في بقائها بعد الموت على ثلاثة أقوال والثلاثة للفارابي: فمنهم من قال تبقى العالمة والجاهلة كما يقوله ابن سينا وأمثاله ومنهم من يقول بل تبقى العالمة فقط لأنها تبقى ببقاء معلوماتها والجاهلة ليس لها معلوم باق فلا تبقى ومنهم من يقول بل كلاهما تفسد بالموت وهو قول المعطلة المحضة منهم ومن غيرهم الذين ينكرون معاد الأبدان ومعاد الأرواح جميعا أو ينكرون معاد

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