Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

Ils s’imaginèrent que cela constituait la perfection même, et leur égarement à cet égard figure parmi les plus grands, pour plusieurs raisons : d’abord, parce que la perfection ne réside pas dans le seul savoir ; ensuite, parce qu’ils n’ont pas reconnu à l’âme de surplus de connaissance ; de plus, le savoir qu’ils lui attribuent ne suffit pas au bonheur ; enfin, ce qu’ils considèrent comme savoir comporte une part d’ignorance qui en contredit le contenu. Ainsi, une grande partie – voire la majeure – de leurs propos en matière de divinités n’est qu’ignorance, non sciences.

L’objet de cette section est qu’ils n’ont reconnu à l’âme, après la séparation [d’avec le corps], aucune perfection relevant de l’amour et de la volonté, mais seulement relevant du savoir ; puis ils ont commis une autre méprise : ils ont réduit le plaisir au simple savoir.

Nous l’expliquons : sixième point : le bonheur – c’est-à-dire le plaisir, la béatitude et la joie que l’âme tire des connaissances qu’elle acquiert – n’est pas le savoir lui-même ; il s’agit plutôt d’une réalité qui survient sous condition du savoir : le savoir en est la condition, non la cause efficiente, et à plus forte raison il n’est pas identique à lui. Ces gens se sont donc trompés à deux égards : premièrement, ils ont cru que le simple savoir le produisait nécessairement ; deuxièmement, ils ont identifié le plaisir à la perception et au savoir, affirmant que « le plaisir est la perception du convenable en tant qu’il est convenable ».

Ceci est erroné : le plaisir n’est pas la perception même, mais ce qui survient après la perception. L’homme, par exemple, désire un aliment, le goûte, puis s’en délecte : le plaisir n’est pas la dégustation, mais naît grâce à la dégustation. De même, les diverses catégories qu’ils nomment perception – l’ouïe, la vue, la connaissance ou le toucher – ne sont pas le plaisir, mais en sont la cause ; car entendre un son harmonieux

وظنوا أن هذا هو الكمال وكان ضلالهم في ذلك من أعظم الضلال من جهة أن الكمال ليس إلا في مجرد العلم ومن جهة أنهم لم يثبتوا لها مزيد علم ومن جهة أن ما أثبتوه من العلم لا يكفي في السعادة ومن جهة أن فيه من الجهل ما يناقض العلم فكثير من كلامهم في الإلهيات بل أكثره جهل لا علم. ولكن المقصود في هذا الوجه أنهم لم يثبتوا للنفس بعد المفارقة كمالا من جهة الحب والإرادة بل من نفس العلم فقط ثم إنهم غلطوا من وجه آخر وهم أنهم جعلوا اللذة هي مجرد العلم. ونحن نبين هذا فنقول الوجه السادس أن يقال السعادة وهي اللذة والبهجة والسرور الذي يحصل للنفس بما تعلمه من المعارف ليس هو نفس العلم بل هو أمر يحصل بشرط العلم فالعلم شرط فيه ليس موجبا له فضلا عن أن يكون هو إياه وهؤلاء غلطوا من وجهين من ظنهم أن مجرد العلم موجب لذلك والثاني أنهم جعلوا اللذة نفس الإدراك والعلم فقالوا اللذة هي إدراك الملائم من جهة كونه ملائما وهذا غلط فإن اللذة ليست هي نفس الإدراك ولكن هي حاصلة عقب الإدراك فإن الإنسان يشتهي الطعام مثلا فيذوقه فيلتذ بذلك فاللذة ليست هي الذوق ولكن هي حاصلة بالذوق. وكذلك الأنواع التي يسمونها إدراكا كالسمع والبصر والعلم واللمس ليست هي اللذة بل هي سبب اللذة فإن سمع الصوت الحسن

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