Il a été dit à ce propos :
« Ne vois-tu pas ceux qui discutent au sujet des versets d’Allah, comment ils sont détournés ? Ceux qui traitent de mensonge le Livre et ce avec quoi Nous avons envoyé Nos messagers… ils sauront bientôt, lorsque les carcans seront à leurs cous et les chaînes ; ils seront traînés dans l’eau bouillante, puis ensuite précipités dans le Feu. »
(Sourate Ghâfir, 69-72)
… jusqu’à Sa parole, à la fin de la même sourate :
« Lorsque leurs messagers leur apportèrent les preuves évidentes, ils se réjouirent de la science qu’ils détenaient, et ce dont ils se moquaient les enveloppa. »
(Sourate Ghâfir, 83)
C’est pourquoi certains gens de science ont dit : « Cette āyah englobe les philosophes. »
En vérité, les philosophes se divisent en deux catégories :
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Une catégorie se détourne de ce qu’ont apporté les messagers, alors que le message leur est parvenu et que la preuve leur a été établie ; ceux-là sont, sans aucun doute, des mécréants voués au malheur.
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Pour ceux d’entre eux qui croient, intérieurement et extérieurement, à ce qu’ont apporté les messagers, ils sont croyants, et leur statut est celui des gens de la foi. Toutefois, il ne nous est pas permis d’adopter, parmi leurs propos, ce qui contredit la foi ; nous ne les suivons que dans les paroles conformes à celles des messagers, ou dans des paroles sans rapport avec la religion, ni en affirmation ni en négation, telles que les questions de sciences naturelles ou de mathématiques.
Quant à celui qui adhère à leurs propos contraires à ce qu’ont apporté les messagers, tout en magnifiant les messagers, leurs lois et en imposant de les suivre – à l’exemple des philosophes se réclamant de l’islam –, celui-là a cru en une partie du message et a mécru en une autre. Sous cet aspect, il ressemble aux Juifs et aux Chrétiens. Toutefois, grâce à sa foi en Muḥammad – que la prière et le salut d’Allah soient sur lui –, il demeure meilleur qu’eux ; et les Juifs et les Chrétiens, par leur croyance dans ce sur quoi tous les messagers ont été unanimes – adorer Allah seul, croire au Jour Dernier, à la résurrection générale, au retour des corps, à l’obligation des cultes légiférés, à l’interdiction des choses illicites, et à la confirmation