Il en va de même : cela est également attesté dans les deux Ṣaḥīḥ par le hadith d’Ibn ʿAbbās rapportant la parole du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui. D’autres traditions rapportent qu’ils seront mis à l’épreuve le Jour de la Résurrection ; des hadiths authentiques du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — l’attestent à propos de ceux à qui l’appel à l’islam n’est pas parvenu en ce bas-monde, tels que le dément, le vieillard profondément sourd qui a connu l’islam alors qu’il n’entend rien de ce qu’on lui dit, ou encore celui qui est mort durant la période d’intervalle entre deux messagers. Il est rapporté que ces personnes recevront un ordre le Jour de la Résurrection : s’ils obéissent, ils entreront au Paradis ; sinon, ils mériteront le châtiment. Cela confirme la portée générale de la parole d’Allah — Très-haut :
« Nous n’aurions jamais châtié avant d’avoir envoyé un messager. » (Sourate al-Isrâ’, 15)
C’est sur cette base qu’Abû Hurayrah a déduit que les enfants des mécréants ne seront pas châtiés avant d’avoir été mis à l’épreuve dans l’Au-delà.